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L’homme le plus riche de Babylone est un livre de George Samuel Clason publié pour la première fois en 1926.

Détail - Sébastien Leclerc - Entrée Alexandre dans Babylone - 1706 - Bibliothèque Municipale de Lyon

Au travers de dix histoires, l’auteur vous enseigne plusieurs leçons fondamentales pour vous enrichir avec votre épargne et vos placements, rembourser vos dettes et gérer votre patrimoine avec sagesse. George Samuel Clason situe son récit dans la ville antique de Babylone pour ancrer le caractère universel et intemporel de ses enseignements.

  1. La première histoire vous fait prendre conscience que vous devez rechercher activement la prospérité ;
  2. La deuxième vous enseigne de conserver une partie de ce que vous gagnez ;
  3. La troisième vous donne sept moyens pour vous enrichir ;
  4. La quatrième vous montre que la chance favorise les hommes d’action ;
  5. La cinquième vous enseigne les cinq lois de l’or ;
  6. La sixième vous invite à être prudent dans vos placements ;
  7. La septième vous encourage a protéger votre patrimoine ;
  8. La huitième vous montre qu’un homme déterminé trouve les moyens ;
  9. La neuvième vous donne un plan pour prospérer financièrement ;
  10. Enfin, la dixième histoire vous invite à réfléchir sur la valeur du travail.

Ce livre est notamment célèbre pour sa fameuse histoire qui vous invite à vous payez en premier lorsque vous gagnez de l’argent.

Avec The next millionaire next door de Thomas J. D. Stanley et Sarah Stanley Fallaw et The Simple Path to Wealth de JL Collins, L’homme le plus riche de Babylone fait partie des livres fondamentaux que nous vous recommandons d’étudier pour poser les bases de votre éducation financière.

Notre résumé ne remplace pas l’étude du livre. Vous êtes libre de vous le procurer en cliquant sur l’image à doite :

Voici notre résumé de L’homme le plus riche de Babylone.

 

1 – L’HOMME QUI DÉSIRAIT DE L’OR

Bansir travaille dur pour construire les chars les plus solides de Babylone. Seulement, il réalise que malgré tous ses efforts il est pauvre et que les joies de la richesse lui sont inaccessibles. Il est tellement découragé qu’il ne trouve plus la force de terminer son dernier char.

Son ami musicien Kobi vient lui rendre visite. Le charron lui raconte qu’il a fait un rêve où il était fortuné et décrit le merveilleux sentiment de satisfaction qui l’habitait. A son réveil, il se rappelle combien sa bourse est vide et il est emporté par un sentiment de révolte. Il n’a même pas les moyens de prêter deux shekels à son ami.

Tous deux observent qu’ils vivent dans la ville la plus riche du monde et pourtant ils manquent d’argent. Pourquoi ne peuvent ils pas acquérir plus d’argent et d’or ? Plus que ce qui est suffisant pour assurer la nourriture et les vêtements.

Bansir désir être riche. Il veut posséder des terres et du bétail, jouir de beaux vêtements et avoir une bourse pleine d’argent. Il se déclare prêt à travailler de toutes ses forces pour cela.

Il se compare aux esclaves porteurs d’eau dont l’existence se réduit à travailler et travailler encore pour n’arriver à rien. Bien qu’ils soient des homme libres, Bansir se demande si son ami et lui sont vraiment mieux lotis que les esclaves.

Le musicien propose alors à son ami de chercher à savoir comment les autres acquièrent l’or et faire comme eux. Il désigne Arkad, celui que beaucoup considèrent comme l’homme le plus riche de Babylone. Cet homme a une rente qui remplit continuellement sa bourse, peu importe la façon dont il dépense.

Le charron déclare qu’il veut également une rente capable d’alimenter sans cesse sa bourse, quoi qu’il fasse. Les deux amis décident donc de se rendre chez Arkad pour lui demander comment ils peuvent, eux aussi, obtenir des rentes pour eux-mêmes.

Le musicien comprend que la raison pour laquelle lui et son ami n’ont jamais eu leur part de richesse, c’est parce qu’ils ne l’ont jamais activement cherchée.

Enfin, Bansir et Kobbi constatent qu’ils ont réussi là où ils ont concentré leurs efforts. Le premier fabrique les plus beaux chars de Babylone et le second est un musicien de talent. De la même manière, ils doivent apprendre plus pour devenir plus prospères.

Cette première histoire nous enseigne que nous devons apprendre comment nous enrichir et chercher activement la prospérité.

Statue - Babylone - Musée du Louvre

2 – L’HOMME LE PLUS RICHE DE BABYLONE

Arkad possède une immense fortune. Il donne généreusement aux pauvres et à sa famille. Il est également très dépensier pour lui-même. Toutefois, sa fortune grandit plus vite qu’il ne peut la dépenser chaque année.

Ses amis d’enfance lui rendent visite. Ils observent qu’à l’école ils étaient tous égaux, qu’Arkad n’a pas été meilleur dans les jeux ou les études, qu’il n’a pas travaillé plus dur qu’eux. Ils désignent alors la chance comme responsable de sa fortune.

Arkad répond à ses amis que s’ils n’ont accumulé aucune richesse depuis les années de leur jeunesse, c’est parce qu’ils n’ont pas appris ou observé les règles qui permettent d’accéder à la richesse. La chance n’est pas responsable de la fortune d’Arkad.

Ses amis lui demandent alors comment il s’est enrichi. Jeune, Arkad constate que la richesse est un pouvoir et qu’elle ouvre les portes à beaucoup de choses. La richesse permet nombre de bienfaits qui procurent un plaisir et une satisfaction de l’âme. Lorsqu’Arkad a compris le pouvoir de la richesse, il s’est promis d’obtenir sa part des bonnes choses de la vie.

Il rappelle a ses amis qu’il est le fils d’un humble marchand. Né au sein d’une famille nombreuse, il n’avait aucun espoir d’héritage. Qui plus est, Arkad n’était pas doué de force et de sagesse. Alors il a décidé que pour obtenir ce qu’il désirait cela lui demanderait du temps et de l’étude.

Tout d’abord, Arkad s’est résolu à trouver le moyen d’accumuler la richesse et une fois trouvé, il s’est empressé de s’atteler de son mieux à la tâche. Il trouve un emploi de scribe où il travaille de longues heures. Cependant, il dépense tout son argent et il ne lui reste rien de ce qu’il gagne.

Un jour, il rencontre Algamish, le vieux prêteur d’argent. Le jeune scribe lui demande de lui enseigner comment devenir riche en échange d’une longue nuit de travail. Arkad achève son travail à temps et Algamish s’engage à lui enseigner son savoir.

Le prêteur d’argent confie au jeune scribe qu’il a trouvé la voie de la richesse quand il a décidé qu’une partie de toute ce qu’il gagnait devait lui appartenir.

Algamish interroge alors Arkad sur ce qu’il lui reste de son salaire du mois dernier. Ils constatent que le jeune scribe paye tout le monde sauf lui. S’il ne garde rien pour lui, Arkad travaille donc pour les autres et ne vit pas mieux qu’un esclave.

En conservant un dixième de ce qu’il gagne, Arkad aura accumulé en 10 ans l’équivalent d’une année de salaire. Le prêteur d’argent va plus loin et explique au jeune scribe que chaque pièce d’or qu’il épargne est un esclave qui travaille pour lui. En effet, les intérêts que lui rapporte l’argent qu’il prête viennent s’ajouter à son épargne. Si Arkad devenait riche, ses épargnes produiraient des richesses qui à leur tout lui rapporteront.

Algamish enseigne à Arkad qu’il doit se payer en premier et qu’il doit épargner au moins un dixième de ce qu’il gagne. Enfin, il compare la richesse à un arbre qui pousse à partir d’une graine. Plus tôt le jeune scribe sème la graine de l’arbre avec la première pièce de cuivre de son épargne, plus vite l’arbre poussera. Plus Arkad continuera a épargner plus l’arbre poussera.

Arkad décide alors d’appliquer les paroles d’Algamish et épargne un dixième de ce qu’il gagne.

Douze mois plus tard, Arkad est fier d’annoncer au prêteur d’argent qu’il a appliqué sa leçon. Il a épargné un dixième de tout ce qu’il a gagné. Le jeune scribe explique ensuite qu’il a remis son épargne à Azmur le fabricant de briques qui a pour projet d’acheter des bijoux rares des Phéniciens. Azmur espère les revendre plus chers à Babylone qu’il ne les a achetés à Tyre et partager les profits avec Arkad.

Algamish confie à Arkad une seconde leçon. Il n’est pas raisonnable de se fier au savoir d’un fabricant de briques en ce qui concerne les bijoux. Le jeune scribe doit demander conseil pour son épargne à quelqu’un d’expérience. Effectivement, Azmur rentre à Babylone avec des morceaux de verre coloré que les Phéniciens lui ont vendu comme des pierres précieuses. Arkad a perdu toutes ses économies.

Le jeune scribe recommence alors à épargner un dixième de son salaire.

Douze mois plus tard, Arkad rencontre à nouveau le prêteur d’argent et lui explique qu’il a cette fois ci confié ses épargnes à Agger, le fabricant de bouclier pour qu’il achète du bronze et lui verse régulièrement des intérêts.

Algamish lui demande ce qu’Arkad fait des intérêts. Celui-ci lui répond qu’il les dépense dans des biens de luxe.

Le prêteur d’argent explique au jeune scribe qu’il mange les petits de ses économies. En effet, si Arkad dépenses ses intérêts, ceux là ne peuvent plus produire d’autres intérêts qui a leur tour travailleront pour lui. Algamish lui conseille plutôt de se procurer d’abord une armée d’esclaves en or et alors il pourra s’offrir des biens de luxe sans regret.

Deux ans plus tard, les deux hommes se rencontrent à nouveau et Algamish demande à Arkad s’il est riche comme il en rêvait. Arkad explique qu’il ne possède qu’une partie de tout ce qu’il désire et qu’il réalise des profits qui, à leur tour, se multiplient.

Le prêteur d’argent le félicite. Tout d’abord, Arkad a appris à se suffire avec moins que ce qu’il gagne. Ensuite, il a appris à obtenir l’avis de ceux qui sont compétent par l’expérience qu’ils ont acquise et qui sont prêt à la partager. Enfin, il a appris à faire travailler l’or pour lui.

Puisque Arkad a démontré qu’il est compétent et prêt à assumer un poste responsable, Algamish lui propose de devenir son partenaire en affaires. Arkad sait désormais comment acquérir de l’argent, le garder et l’utiliser. Il travaille à Nippur où il s’occupe des terres d’Algamish.

Grâce à sa maîtrise les trois règles de gestion de la richesse, Arkad augmente grandement la valeur des biens du vieux prêteur d’argent. A la mort d’Algamish, Arkad hérite d’une part de ses biens.

Son récit achevé, Arkad conseille à ses amis d’appliquer les principes de sagesse d’Algamish et les invite à garder une partie de toute ce qu’ils gagnent. Il les encourage à mettre de côté pas moins d’un dixième de leur revenu.

Ensuite, il les exhorte à apprendre à faire travailler leur trésor pour eux et à l’investir avec la plus grande prudence pour le conserver. Il les incite à rechercher l’avis des hommes sages qui manipulent chaque jour l’argent.

Pour conclure, Arkad met ses amis en garde contre l’avarice et rappelle qu’ils doivent profiter de la vie sans trop se restreindre et trop économiser.

Cette deuxième histoire nous enseigne tout d’abord que nous devons garder une partie de ce que nous gagnons, ensuite que nous devons faire appel aux personnes compétentes pour investir notre épargne et enfin que nous devons conserver nos intérêts pour que ceux-ci s’ajoutent à notre épargne et produisent à nouveau des intérêts.

Cette deuxième histoire s’achève sur cette maxime :

« Une partie de ce que vous gagnez vous appartient, conservez-là. »

Lion - Détail mur de Babylone - Musée du Louvre

3 – LES SEPT MOYENS DE REMPLIR UNE BOURSE VIDE

Le roi Sargon de Babylone constate que son peuple manque d’or une fois les grands travaux de la ville achevés. Le chancelier royal explique que l’argent à abouti entre les mains de quelques hommes très riches de la ville parce qu’ils savent comment s’enrichir.

Le lendemain, le roi fait venir Arkad, l’homme le plus riche de Babylone, et l’interroge sur la façon dont il a obtenu sa richesse. Arkad répond qu’il a profité des opportunités accessibles à tous. Le roi lui demande ensuite s’il disposait de quelque chose au départ. Arkad affirme qu’il disposait uniquement d’un grand désir de richesse.

Le roi désire que Babylone devienne la ville la plus riche du monde et comprend qu’il doit enseigner à toute la population comment acquérir des richesses. Sargon demande à Arkad de transmettre son savoir à un groupe d’enseignants qui à leur tour enseigneront ce savoir.

Arkad s’engage à enseigner les sept moyens qui ont favorisé sa fortune. Deux semaines plus tard, il commence en rappelant au groupe d’hommes qu’il était un jeune homme pauvre, qu’il avait un grand désir de posséder de l’or et qu’il a trouvé les sept façons de l’acquérir.

LE PREMIER MOYEN

Arkad était scribe et gravait des documents sur des tablettes d’argile. Toute personne qui a un travail et un salaire à donc les mêmes atouts qu’Arkad pour s’enrichir.

Le premier moyen est de conserver un dixième de ce que vous gagnez. Pour toutes les dix pièces de monnaie que vous mettez dans votre bourse, n’en dépensez que neuf.

Ensuite, Arkad confie que lorsqu’il a cessé de débourser plus que les neuf dixièmes de ses gains, il n’a pas eu le sentiment d’avoir moins d’agent qu’avant.

LE DEUXIÈME MOYEN

Le jour suivant, Arkad explique que les dépenses dites obligatoires augmentent toujours en proportion de vos revenus, à moins que vous ne soyez pas d’accord. Il vous invite à ne pas confondre vos dépenses avec vos désirs. Tous les hommes ont plus de désirs qu’ils ne peuvent en satisfaire.

Arkad demande ensuite aux hommes du groupe d’étudier soigneusement leurs habitudes de vie. Ils découvrent que la plupart des dépenses considérées comme obligatoires peuvent être réduites ou éliminées.

Le deuxième moyen est donc de contrôler vos dépenses. Notez chaque dépense et choisissez les dépenses qui sont obligatoires et celles qui sont possibles à l’intérieur des neuf dixièmes de votre revenu. Dressez un budget des dépenses obligatoires et ne touchez pas au dixième qui remplit votre bourse.

La raison du budget est d’aider votre fortune à grossir. Il vous aide à obtenir les biens qui vous sont nécessaires et, dans une certains mesure, à satisfaire vos autres désirs. Votre budget vous permet de contrôler vos dépenses en fonction de buts définis et satisfaisants.

LE TROISIÈME MOYEN

En appliquant les deux premier moyens, votre fortune grandit. Vous vous disciplinez à garder le dixième de tout ce que vous gagnez et vous contrôlez vous dépenses pour protéger votre trésor grandissant.

En mettant votre trésor au travail, il générera d’autre trésors. La partie de l’or que vous conservez de vos gains n’est qu’un début, et ce qu’il rapporte à son tour vous permet de construire votre fortune.

Arkad a prêté son or à un fabricant de bouclier pour qu’il achète du bronze. Le fabricant remboursait ses emprunts et y joignait un bon intérêt quand il vendait ses boucliers. Chaque fois qu’Arkad lui prêtait de l’argent, il y ajoutait l’intérêt que le fabricant lui avait payé.

Ainsi, non seulement le capital d’Arkad augmentait, mais également ses intérêts.

Le troisième moyen de remplir une bourse vide est de faire fructifier votre or. La richesse d’un homme ne se trouve pas dans les pièces qu’il transporte dans sa bourse, mais dans le revenu qu’il à bâti avec ses investissements. Un revenu qui ne cesse de rapporter, que vous soyez au travail ou en voyage.

LE QUATRIÈME MOYEN

Le premier principe de l’investissement consiste à assurer la sécurité de votre capital. Ne soyez pas induit en erreur par vos propres désirs de vous enrichir rapidement. Avant de prêter votre argent, assurez vous que votre débiteur est en mesure de vous rembourser. Avant d’investir votre fortune dans n’importe quel domaine, prenez connaissance des dangers susceptibles de se présenter.

N’ayez pas trop confiance en votre propre sagesse. Il est préférable de faire appel à la sagesse de ceux qui ont de l’expérience dans la façon de manipuler l’argent pour le faire profiter.

Le quatrième moyen est de protéger vos trésors contre la perte en investissant uniquement là où votre capital est en sécurité, où il peut être récupéré au moment désiré et où vous ne manquerez pas de recevoir un intérêt convenable.

LE CINQUIÈME MOYEN

Le cinquième jour Arkad explique qu’un homme s’enrichira plus vite s’il se réserve neuf parties de ses gains qui lui permettent de vivre et de jouir de la vie, et si une de ces neuf partie peut être convertie en un investissement rentable sans nuire à son bien-être.

Arkad recommande que chaque homme possède un toit qui le protège, lui et les siens.

Le cinquième moyen est de posséder votre propre maison.

LE SIXIÈME MOYEN

Pour continuer, Arkad énonce qu’il appartient à tout homme de prévoir un revenu convenable pour les jours à venir où il ne sera plus jeune et de préparer sa famille pour ce temps où il ne sera plus là pour réconforter et pourvoir à ses besoins.

Un homme peut acheter des maisons et des terres. Si elles sont judicieusement choisies, leur valeur s’accroît et leurs bénéfices ou leur vente rapporteront conformément au but fixé.

Un homme peut également prêter une petite somme d’argent et l’augmenter régulièrement. Les intérêts s’ajoutent et contribuent largement à l’augmentation du capital. Avec le temps, les intérêts acquis dépasseront le capital prêté.

Arkad déclare que lorsqu’un petit paiement régulier génère de si bons résultats, aucun homme ne peut se permettre de ne pas s’assurer un trésor pour sa vieillesse et la protection de sa famille, peu importe combien son affaire et ses investissements son prospères.

Le sixième moyen est de vous assurer un revenu pour l’avenir.

LE SEPTIÈME MOYEN

Enfin, le dernier jour Arkad transmet le septième moyen aux hommes du groupe.

Le désir doit précéder l’accomplissement. Vos désirs doivent être forts et bien définis. Un homme qui désire cinq pièces d’or est animé d’un désir tangible qu’il peut s’empresser de réaliser. En apprenant à vous fixer un petit désir bien défini, vous vous entraînez à vous en fixer un plus grand : c’est le processus par lequel les fortunes se bâtissent.

On acquiert d’abord des petites sommes, puis des sommes plus importantes. Voilà comment l’homme apprend et devient ensuite plus habile. Les désirs doivent être petits et clairement définis.

Plus vous acquérez de connaissances, plus vous pouvez gagner. L’homme qui cherche à apprendre plus dans son métier sera grandement récompensé.

Le septième moyen pour remplir une bourse vide est d’augmenter votre habileté à acquérir des biens. Arkad vous invite à cultiver vos facultés intellectuelles, à étudier et à devenir plus sage et plus instruit, à agir en vous respectant vous-même. Ainsi vous obtiendrez la confiance en vous-même nécessaire à la réalisation des désirs auxquels vous avez réfléchi et que vous avez choisi.

L’homme le plus riche de Babylone achève son enseignement en invitant le groupe d’hommes à aller de l’avant et à enseigner ces vérités à toute personne qui aspire à partager largement les richesses de la ville.

Figurine - Femme - Mésopotamie - Musée du Louvre

4 – LA DÉESSE CHANCE

Un soir, au Temple de la Connaissance de Babylone, Arkad s’interroge avec une quarantaine d’hommes sur la possibilité d’attirer la chance.

Arkad explique qu’il cherche la chance non pas du côté des salles de jeu mais là où les actions des hommes sont plus valeureuses et méritent d’être bien mieux récompensées.

L’homme n’est peut être pas toujours récompensé, mais s’il persiste, il peut normalement s’attendre à réaliser un profit, les chances de profit étant toujours en sa faveur.

A l’inverse, quand un homme risque au jeu, les chances de profit sont toujours retournées contre lui et toujours en faveur du propriétaire de la maison de jeu.

Arkad invite ensuite les hommes a réfléchir sur leurs métiers et leurs affaires. Il observe que nous attribuons une bonne transaction non pas à la chance mais comme la juste récompense de nos efforts. Nous attribuons nos succès en affaires à notre assiduité au travail et notre habileté à réussir.

Un homme raconte alors comment il a manqué une occasion d’investir dans une entreprise. En retardant sa décision d’investir dans l’entreprise jusqu’à ce qu’il soit trop tard, il a permis à la chance de s’échapper alors qu’il l’avait rencontré. En effet, l’entreprise s’est avérée plus profitable qu’on aurait pu le prédire.

La chance attend et vient à l’homme qui sait saisir l’occasion.

Le premier pas dans l’acquisition de biens constitue toute la chance dont un homme a besoin. Pour tous les hommes, ce premier pas est le plus important, car il marque le passage d’un homme qui gagne à partir de son propre labeur à un homme qui retire des dividendes de son or.

Un autre homme appelle procrastinateur celui qui attend pour agir et ne saisit pas l’occasion quand elle se présente. L’occasion n’attend personne. Tout homme qui n’agit pas quand l’occasion s’offre à lui est un procrastinateur.

Les hommes concluent que pour attirer la chance à soi, il faut profiter hâtivement des occasions qui se présentent.

Arkad explique que la chance prend souvent le forme d’une occasion. Ainsi, la chance peut vous favoriser si vous saisissez l’occasion qui se présente.

Ainsi, ceux qui n’attendent pas pour saisir les occasions afin d’en tirer le meilleur parti, attirent la chance. Ce sont donc les hommes d’action qui sont favorisés par la chance.

Cette quatrième histoire s’achève sur cette maxime :

« Les hommes d’action sont favorisés par la déesse chance. »

Ville de Babylone - 1760 - Bibliothèque nationale de France

5 – LES CINQ LOIS DE L’OR

Arkad souhaite que son fils Nomasir hérite de ses biens. Toutefois, il veut que Nomasir prouve d’abord qu’il peut gérer sagement les biens de son père. Ainsi, Arkad désire que son fils voyage pendant dix ans dans le monde et qu’il montre son habilité à acquérir de l’or et à se faire respecter des hommes.

Pour son voyage, Arkad donne à son fils une bourse d’or et une tablette d’argile sur laquelle sont gravées les cinq lois de l’or.

A son retour dix ans plus tard, Nomasir rend compte de ses actes devant son père.

Il décida premièrement de se rendre à Ninive dans l’espoir d’y trouver de bonnes occasions. Il se fait alors escroquer par des hommes et perd une grande partie de l’or de son père. Cette expérience lui donna se première leçon de méfiance.

Ensuite, il décide de s’associer avec un jeune homme, fils de parents riches, pour racheter l’affaire d’un riche marchand de Ninive. Malheureusement, le jeune homme se révèle être un acheteur peu sage et dépensier. L’affaire se détériore. Nomasir le congédie et cède l’affaire à un Israélite pour une somme modeste.

Le fils d’Arkad ne parvient pas à trouver de travail. Sans or, il est contrait de vendre ses chevaux, son esclave et jusqu’à ses vêtements d’appoint pour acheter de quoi manger et une place pour dormir. La faim se fait sentir chaque jour un peu plus.

Le fils étudie alors très attentivement les tablettes de son père et apprends chaque loi par cœur.

  1. L’or vient volontiers, en quantités toujours plus importantes, à l’homme qui met de côté pas moins du dixième de ses gains pour créer un capital en prévision de son avenir et de celui de sa famille.
  2. L’or travaille diligemment et de façon rentable pour le sage possesseur qui lui trouve un placement profitable, se multipliant même comme les troupeaux dans les champs.
  3. L’or reste sous la protection de son possesseur prudent qui l’investit d’après les conseils des hommes sages.
  4. L’or échappe à l’homme qui investit sans but dans des entreprises qui ne lui sont pas connues ou qui ne sont pas approuvées par ceux qui s’y connaissent dans la façon d’utiliser l’or.
  5. L’or fuit l’homme qui le forcerait dans d’impossibles gains, qui suivrait le conseil séduisant des fraudeurs et des escrocs ou qui se fierait à sa propre inexpérience et à ses désirs romantiques d’investissement.

Nomasir trouve finalement un emploi de chef d’une équipe d’esclaves qui travaillent à construire le nouveau mur d’enceinte de la ville. Il conserve alors une pièce de cuivre de ses premiers gains, lui ajoutant une autre toutes les fois que c’était possible jusqu’à réunir une pièce d’argent.

Le maître des esclaves propose à Nomasir de s’associer à lui et plusieurs investisseurs dans le but d’acheter du cuivre et de l’étain pour fabriquer les portes de la ville. Nomasir investit ses économies sous la direction d’hommes sages. Le fonds commun est un succès et son montant d’or a beaucoup augmenté grâce à cette transaction.

Par la suite, Nomasir est accepté en tant que membre du même groupe d’investisseurs pour d’autres projets. Grâce à cette association, Nomasir apprend à investir son or sûrement pour qu’il lui rapporte avantageusement. Au fil des années son trésor augmente de plus en plus vite. Il regagne tout ce qu’il avait perdu et bien plus.

Nomasir comprend la sagesse des cinq lois de l’or inscrites sur les tablettes de son père. À celui qui ignore les cinq lois de l’or, l’or ne vient pas souvent et se dépense vite. Mais à celui qui se soumet aux cinq lois, l’or vient et travaille comme un esclave fidèle.

Enfin, Nomasir présente à son père trois lourds sac de cuir. Le premier contient l’équivalent de l’or que lui avait confié Arkad dix ans plus tôt. En échange des tablettes d’argiles, Nomasir remet à son père deux sacs d’or supplémentaires. Il prouve ainsi que la sagesse de son père a plus de valeur que celle de son or.

Sans sagesse, l’or est vite perdu par ceux qui le possèdent, mais grâce à la sagesse, l’or peut être acquis par ceux qui n’en ont pas. Au cours de son voyage, Nomasir a réussi à devenir riche et respecté parmi les hommes grâce aux cinq lois de l’or.

LA PREMIÈRE LOI DE L’OR

L’homme qui économise le dixième de ses gains régulièrement et l’investit sagement réalise sûrement un investissement de valeur qui lui procurera un revenu pour l’avenir et une plus grande sécurité pour sa famille.

L’or que vous économisez rapporte plus, et ces gains rapportent d’autres gains; voilà comment fonctionne la première loi.

LA DEUXIÈME LOI DE L’OR

L’or est assurément un travailleur de bonne volonté. Il est toujours impatient de se multiplier quand l’occasion se présente. À chaque homme qui a un trésor d’or disponible, une occasion vient, lui permettant d’en tirer profit. Au fil des années, il se multiplie de façon surprenante.

LA TROISIÈME LOI DE L’OR

L’or se cramponne certainement au possesseur prudent même s’il fuit le possesseur insouciant. Celui qui recherche l’avis d’hommes sages dans la façon de transiger l’or apprend vite à ne pas risquer son trésor, mais à le préserver et à l’accroître avec plaisir.

LA QUATRIÈME LOI DE L’OR

Le possesseur d’or inexpérimenté qui écoute son propre jugement et qui investit dans une entreprise qui ne lui est pas familière, découvre souvent que son jugement est imparfait et paie son inexpérience de son trésor. Sage est celui qui investit ses trésors d’après l’avis d’hommes expérimentés dans la façon de gérer l’or.

LA CINQUIÈME LOI DE L’OR

Les hommes sages connaissent bien les pièges qui se cachent derrière chaque projet qui prétend enrichir subitement.

Boucle d'oreille - Babylone - British Museum

6 – LE PRÊTEUR D’OR DE BABYLONE

Mathon est prêteur d’or et marchand de bijoux et de tissus rares. Un soir, Rodan, le fabricant de lances, vient demander conseil à Mathon.

Le roi à donné a Rodan la somme considérable de cinquante pièces d’or pour le dessin des nouveaux fers de lances de la garde royale. Depuis, Rodan est sollicité de toutes parts pour partager son or. La sœur de Rodan lui demande, entre autres, de financer le projet de son mari Araman pour l’aider à devenir marchand.

Le prêteur d’or raconte alors à Rodan l’histoire d’une personne qui souhaite aider un ami et qui finit par accomplir le travail à sa place. Il conclut que si Rodan désires aider son ami, il doit le faire de façon à ce que les tâches de celui-ci ne te reviennent pas.

Mathon explique que le prêteur d’or doit être sage et juger soigneusement si son or peut remplir un but utile pour l’emprunteur et lui revenir une fois de plus, ou si cet or sera perdu par quelqu’un incapable de l’utiliser sagement et laisser l’emprunteur accablé d’une dette qu’il ne pourrait pas rembourser.

Pour continuer, Mathon montre le contenu de son coffre à Rodan. Le prêteur d’or exige un gage de chaque personne à qui il prête et conserve le gage dans son coffre. Si la personne le rembourse, il lui rend le gage, sinon il le garde pour se rappeler celui qui l’a trahi.

Il explique que les emprunteurs les plus sûrs sont ceux dont les biens ont plus de valeur que la somme qu’ils désirent emprunter. Ils possèdent des terres ou des bijoux qui peuvent être vendus en remboursement du prêt. Ensuite, il y a les emprunteurs qui ont la capacité de gagner. Ils ont un revenu et peuvent rembourser. Enfin, il y a les emprunteurs qui n’ont ni bien ni revenu assuré.

Mathon confie à Rodan que le prêteur sage recule devant le risque d’une promesse et préfère la garantie d’un remboursement sûr. Il conseille alors à Rodan de garder ses cinquante pièces d’or et d’en prêter une seule au mari de sa sœur s’il lui soumet un plan qui semble sage et réalisable pour devenir marchand.

En effet, Mathon invite Rodan à prêter son or avec précaution et à plusieurs endroits s’il souhaite le prêter pour qu’il lui rapporte un intérêt.

Le fabricant de lances désire conserver son or en sécurité. Mathon lui conseille de ne pas de laisser influencer par des sentiments d’obligation envers qui que ce soit pour confier son trésor.

Rodan souhaite également que son or rapporte davantage d’or. Le prêteur d’or lui conseille de s’associer à des hommes et des entreprises dont le succès est établi pour que son trésor puisse s’enrichir beaucoup grâce à leur habileté, et demeure en sécurité grâce à leur sagesse et leur expérience.

Enfin, le prêteur d’or confie à Rodan qu’avant de laisser une seule pièces d’or quitter sa bourse, il doit s’assurer de connaître une façon sûre de l’y remettre à nouveau.

Cette sixième histoire s’achève sur cette maxime :

« Un peu de prudence vaut mieux qu’un grand regret. »

Murailles de Babylone - 1770 - Bibliothèque nationale de France

7 – LES MURS DE BABYLONE

Les principales armées accompagnent le roi de Babylone dans une expédition contre les Élamites. Au cours de leur absence, les armées assyriennes attaquent la ville et concentrent leurs forces contre une porte et une partie du mur de la ville.

Banzar, le vieux guerrier, monte la garde sur la passerelle qui mène au sommet des anciens murs de Babylone. Il assure aux habitants que les murs les protégeront ainsi que tous leurs biens aussi surement qu’ils protègent les trésors du roi.

Après quatre semaines, les armées assyriennes battent en retraite. Les murs de Babylone ont une fois encore résisté à un puissant adversaire déterminé à piller ses richesses et les réduire ses citoyens à l’esclavage. Les hauts et solides murs de Babylone ont garanti la longévité de la ville.

Les murs de Babylone illustrent le besoin et le désir des hommes d’être protégés. Les hommes contractent des assurances, utilisent des comptes d’épargne et investissent dans des projets fiables pour répondre à ce désir de protection.

Cette septième histoire s’achève sur cette maxime :

« Nous ne pouvons pas nous permettre de vivre sans être correctement protégés. »

Figurine - Mésopotamie - Musée du Louvre

8 – LE MARCHAND DE CHAMEAUX DE BABYLONE

Tarkad rencontre Dabasir, le marchand de chameaux, a qui il doit de l’argent. Tarkad explique qu’il ne peut pas rembourser le marchand et Dabasir l’invite à trouver l’argent pour le rembourser. Tarkad se défend et désigne la malchance comme responsable de sa situation.

Dabasir invite alors Tarkad à déjeuner et lui raconte son l’histoire. Le marchand raconte que, jeune homme, il a appris le métier de son père, la fabrication de selles. Il gagnait assez peu et était avide de bonnes choses qu’il ne pouvait s’offrir. Les boutiques lui accordaient un crédit même s’il ne pouvait pas les payer à temps. Dabasir succomba a ses caprices et acheta des biens sans en avoir les moyens.

Il découvre alors que ses gains sont insuffisants pour vivre et payer ses dettes. Ses créanciers commencent à le poursuivre et sa vie devient misérable. Il emprunte à ses amis sans pouvoir les rembourser non plus. Sa situation s’aggrave.

Dans ces conditions, il quitte Babylone et rejoins un groupe de voleurs avec lequel il parcourt le désert à la recherche de caravanes non armées. Lors d’une attaque, il est fait prisonnier et vendu comme esclave à Damas. Son maître l’emploi comme gardien de chameaux.

Lors d’un long voyage où il conduit son maître en chameau, il raconte qu’il n’est pas né esclave et qu’il est le fils d’un homme libre. Le maître lui répond : « Comment peux-tu te considérer un homme libre quand ta faiblesse t’a conduit à cette situation ? Si un homme possède en lui l’âme d’un esclave, n’en deviendra-t-il pas un ? Si un homme possède l’âme d’un homme libre, ne deviendra-t-il pas respecté et honoré dans sa propre ville en dépit de sa malchance ? »

Le maître demande à Dabasir s’il compte rembourser ses dettes contractées à Babylone. Dabasir répond qu’il en a le désir mais que sa situation ne le permet pas. Son maître explique que s’il laisse les années passer en ne faisant rien pour rembourser, alors son âme est assurément l’âme d’un esclave.

Piqué au vif, Dabasir répond qu’il n’est pas un être faible. Une nuit il s’enfuit avec deux chameaux pour rejoindre Babylone. Il s’engage à rembourser toutes ses dettes aussi vite que possible. Dabasir explique que l’âme d’un homme libre voit les problèmes de la vie et les affronte pour les résoudre tandis que l’âme d’un esclave gémit.

Le marchand interroge enfin Tarkad et lui demande s’il désire payer ses dettes et être à nouveau un homme respecté dans Babylone. Tarkad s’engage alors à rembourser ses dettes et remercie Dabasir de lui avoir montré le chemin.

Cette huitième histoire s’achève sur cette maxime :

« Lorsqu’on est déterminé, on trouve les moyens. »

Tablette - Mésopotamie - Musée du Louvre

9 – LES TABLETTES D’ARGILE DE BABYLONE

Alfred H. Shrewsbury, du département d’archéologie de l’université de Nottingham, écrit au Professeur Franklin Caldwell pour l’informer que le laboratoire à achevé la traduction des tablettes d’argile retrouvées en Mésopotamie.

Les tablettes contiennent des informations sur les conditions du monde ancien qui n’ont que très peu changées en cinq mille ans.

PREMIÈRE TABLETTE

La première tablette est gravée par Dabasir qui s’engage à suivre le plan de Mathon pour rembourser toutes ses dettes.

Le plan poursuit trois objectifs.

Premièrement, Dabasir doit mettre de côté le dixième de ses gains et constituer un bien qu’il gardera.

Deuxièmement, il doit subvenir aux besoins de son épouse et utiliser les sept dixièmes de ses gains pour fournir une maison, des habits et de la nourriture.

DEUXIÈME TABLETTE

Troisièmement, Dabasir doit rembourses ses dettes. Il utilise les deux dixièmes de ses gains qu’il divise honorablement entre ceux qui lui ont fait confiance et à qui il a emprunté.

Enfin, Dabasir grave le nom de tous ceux à qui il doit de l’argent ainsi que la somme associée.

TROISIÈME TABLETTE

Dabasir doit au total cent dix-neuf pièces d’argent et quatre cent quarante pièces de cuivre à ses créanciers. Il demande à ses créanciers d’être patients car il ne peut utiliser que deux dixièmes de ses gains pour les rembourser.

QUATRIÈME TABLETTE

Dabasir écrit qu’il a travaillé dur et que sa détermination lui a permis de gagner dix-neuf pièces d’argent en achetant des chameaux pour Nebatur. Il a divisé cette somme selon son plan : un dixième de côté pour le conserver, deux dixièmes redistribués à ses créanciers et sept dixièmes partagés avec son épouse.

Au bout d’une lune, sa dette a diminué de presque quatre pièces d’argent et il possède deux pièces d’argent d’économie.

Dabasir écrit que le plan est formidable car il les libère lui et sa femme de la dette et leur constitue un trésor bien à eux. Le plan a transformé un ancien esclave en homme honorable.

CINQUIÈME TABLETTE

Douze lunes ont passé depuis la dernière tablette. Dabasir à remboursé la dernière de ses dettes et a regagné la confiance et l’amitié de ses anciens créanciers.

Il écrit que le plan a fait son succès. Il lui a permis de payer toutes ses dettes et de faire retentir l’or et l’argent dans sa bourse. Dabasir est convaincu que s’il continue à appliquer le plan, celui ci le rendra riche parmi les hommes et il trouvera l’indépendance.

Alfred H. Shrewsbury écrit à nouveau au Professeur Franklin Caldwell deux ans après l’avoir informé de la traduction des tablettes.

Alfred écrit qu’il a appliqué le plan utilisé par Dabasir pour améliorer sa propre situation financière. Sa femme et lui étaient terriblement humiliés il y a deux ans encore par de vieilles dettes auprès de plusieurs commerçants.

Comme Dabasir, ils ont fait la liste de toutes leurs dettes et l’on montrée à tous ceux a qui ils devaient quelque chose. Alfred explique a ses créanciers qu’il va mettre vingt pour cent de son revenu mensuel de côté et le diviser équitablement entre eux. Ce plan lui permettra de payer l’intégralité de ses dettes dans un peu plus de deux ans.

Alfred et sa femme commencent à vivre avec seulement soixante-dix pour cent de leurs revenus. Ils sont résolus à conserver dix pour cent de leur revenu et à le garder pour eux.

Le couple place son épargne dans un plan d’investissement qu’ils alimentent chaque mois. C’est la première action du couple lorsqu’ils reçoivent leurs revenus : ils placent leur épargne dans leur plan d’investissement.

Alfred décrit le sentiment agréable de savoir que leur investissement s’accroît sans cesse. Il prévoit que quand sa carrière dans l’enseignement prendra fin, leur investissement devrait constituer une somme confortable, suffisante pour que ses intérêts leur suffise à partir de ce moment-là.

Le plan leur a donc permis de rembourser petit a petit leurs dettes et en même temps d’accroître leur investissement. Alfred conclut : « Qui aurait pu imaginer une telle différence entre suivre un plan et seulement se laisser aller. »

Orthostate - serviteurs - Mésopotamie

10 – LE BABYLONIEN LE PLUS FAVORISÉ PAR LA CHANCE

Sharru Nada, le prince marchand de Babylone, échange avec Hadan Gula, le petit-fils de son partenaire Arad Gula à qui il vouait une gratitude infinie. Arad Gula était très riche mais n’a pas transmis comment réussir en affaires à son fils ni à son petit-fils. Ces derniers dilapident leur héritage dans des biens de luxe. Le petit-fils se pare de bagues et de boucles d’oreilles et porte des robes aux couleurs voyantes.

Hadan Gula demande à Sharru Nada pourquoi il travaille si dur sans prendre le temps de jouir de la vie. En retour, le prince marchand interroge le petit fils sur ce qu’il ferait à sa place pour jouir de la vie. Le petit-fils répond qu’il dépenserait les shekels aussitôt qu’ils tomberaient dans sa bourse, qu’il se vêtirait des robes les plus dispendieuses et des bijoux les plus rares.

Le prince marchand rappelle à Hadan Gula que son grand-père ne portait pas de bijoux et demande au petit-fils s’il se laisserait le temps pour travailler. Hadan Gula déclare avec cynisme que le travail c’est pour les esclaves. Sharru Nada raconte alors au jeune homme comment son grand-père Arad Gula a fait fortune.

Dans sa jeunesse, Sharru Nada était esclave. Megiddo est esclave avec le jeune homme. Il déclare que les maîtres apprécient les esclaves de bonne volonté et travailleurs et qu’en conséquence ils les traitent bien. Meddigo précise qu’il aime travailler et faire du bon travail, car le travail est le meilleur ami qu’il ait jamais connu.

La nuit tombée, Sharru Nada inquiet de son sort demande conseil au garde sur le comportement à adopter le lendemain au marché des esclaves. Celui-ci lui conseille de se présenter aux acheteurs comme un bon travailleur qui aime travailler dur pour un bon maître. S’il ne les incite pas à l’acheter, son sort sera de transporter des briques le lendemain.

Le jour venu, Megiddo et Sharru Nada parlent chaleureusement à chaque homme qui les autorise à leur adresser la parole au marché des esclaves. Sharru Nada promet à Meggido que s’il trouve un maître, il travailleras pour lui aussi dur qu’il le pourra. Meggido l’encourage a se souvenir que le travail bien fait favorise celui qui l’accomplit, il en fait un homme meilleur.

Sharru Nada parvient à se faire acheter en convaincant son nouveau maître qu’il aime travailler et qu’il fera de son mieux pour garnir la bourse du maître d’or et d’argent. Nana-naid, son maître, le forme à la pâtisserie et lui apprend à réussir des gâteaux au miel.

Le jeune esclave cherche à gagner des pièces de monnaie pour acheter sa liberté. Sharru Nada propose alors à Nana-naid de vendre ses gâteaux au miel l’après-midi une fois son travail achevé et de partager les bénéfices avec son maître. Nana-naid accepte l’offre et octroie à son esclave un quart des ventes.

Le lendemain, Sharru Nada arrive à vendre tous ses gâteaux au miel dans l’après-midi. Le jeune esclave gagne rapidement des clients réguliers dont Arad Gula qui est alors marchand de tapis. Les mois passent et Sharru Nada accumule de plus en plus de monnaie.

Un jour Arad Gula demande à Sharru Nada pourquoi il travaille si dur. Le jeune esclave lui rapporte les paroles de Megiddo concernant le travail et comment il s’était révélé son meilleur ami. Il lui montre avec fierté sa bourse pleine de sous et lui explique qu’il les économise pour acheter sa liberté et devenir marchand.

Arad Gula lui révèle alors qu’il est lui aussi esclave et qu’il est partenaire avec son maître. Il dispose d’assez d’argent pour acheter sa liberté mais craint d’avoir à se passer du soutien financier de son maître. Sharru Nada l’encourage à ne pas s’accrocher davantage à son maître et à retrouver le désir d’être un homme libre.

Les deux hommes se rencontrent à nouveau et Arad Gula a acheté sa liberté. Il accueil Sharru Nada plein d’enthousiasme et le remercie de l’avoir encouragé à se passer de son maître. Il confie que le travail est devenu sa meilleure aide. Le travail l’a rendu capable de récupérer sa confiance et son habileté pour la vente.

Par la suite, le maître de Sharru Nada rencontre des problèmes d’argent et vend son esclave à Sasi. Sharru Nada travaille alors à la construction d’un section du Grand Canal dans des conditions abominables. Quelque temps plus tard son maître le rachète et le ramène à Babylone.

De retour à la maison de son maître, Arad Gula l’attend dans la cour. Il explique au jeune esclave qu’il l’a cherché partout et qu’il a négocié avec Nana-naid son ancien maître pour le racheter. Il reconnaît que la philosophie de la hardiesse de Sharru Nada ont inspiré son succès. Aussi Arad Gula souhaite faire du jeune esclave son partenaire en affaires.

Grâce à Arad Gula, Sharru Nada n’est plus esclave. Il a payé le prix pour faire de lui un homme libre. Sharru Nada conclut son histoire en expliquant que le travail s’est révélé son meilleur ami, que son fort désir de travailler lui a permis de ne pas avoir à transporter des briques comme les autres esclaves et que son travail a suffisamment impressionné Arad Gula pour qu’il le choisisse comme partenaire.

Le petit-fils comprend que le travail a attiré les nombreux amis de son grand-père qui admiraient sa persévérance et le succès qu’elle lui procurait. Hadan Gula reconnaît alors son erreur d’avoir pensé que le travail était fait seulement pour les esclaves.

Sharru Nada complète ses propos en soulignant que le travail est son plus grand plaisir et que rien ne remplace le travail.

Enfin, Hadan Gula confie qu’il a toujours voulu ressembler à son grand-père. Il remercie Sharru Nada de lui avoir permis de comprendre quelle sorte d’homme il était. Il admire désormais bien plus son grand-père et se sent encore plus déterminé à lui ressembler.

Il comprend que la clé de son succès est le travail et il s’engage à commencer humblement comme son grand-père. Hadan Gula retire alors ses boucles d’oreilles et les bagues de ses doigts et poursuit le chemin derrière le chef de la caravane pour montrer son respect envers celui-ci.

NOTRE AVIS SUR L’HOMME LE PLUS RICHE DE BABYLONE

L’homme le plus riche de Babylone est un ouvrage incontournable pour poser des bases solides de votre éducation financière. En effet, le livre rassemble plusieurs enseignements fondamentaux même si certaines histoires sont redondantes.

Premièrement, l’auteur vous encourage à vous payez en premier lorsque vous touchez vos revenus.

Ensuite, le récit d’Arkad vous donne sept moyens pour vous enrichir :

  1. Conservez un dixième de vos revenus ;
  2. Contrôlez vos dépenses avec un budget ;
  3. Investissez votre argent et réinvestissez vos intérêts ;
  4. Investissez avec prudence ;
  5. Possédez votre propre maison ;
  6. Assurez vous un revenu pour l’avenir avec vos investissements ;
  7. Augmentez votre habileté à acquérir des biens.

Pour continuer, le fils d’Arkad vous enseigne les cinq lois de l’or :

  1. Conservez un dixième de vos revenus ;
  2. Investissez dans un placement profitable ;
  3. Prenez conseil auprès d’experts ;
  4. N’investissez pas dans ce que vous ne connaissez pas ;
  5. N’écoutez pas ceux qui vous promettent des gains rapides.

Le récit des tablettes vous donne un plan simple et concret pour rembourser vos dettes et prospérer financièrement.

Enfin, le livre vous fait réaliser que vous devez rechercher activement la prospérité, que la chance favorise les hommes d’action, que vous devez être prudent dans vos investissements et protéger votre patrimoine, que votre détermination vous permet de trouver les moyens et que le travail peut être votre meilleur ami.

COMMENT ALLER PLUS LOIN

Pour compléter l’étude du livre de George Samuel Clason, nous vous invitons à lire :

Merci d’avoir lu notre article jusqu’au bout.

N’hésitez pas à nous posez vos questions en commentaire, nous y répondrons avec plaisir !