Une obligation est une part d’un emprunt émis par un État ou une entreprise. Et les obligations te versent régulièrement des intérêts. Tu peux alors les utiliser comme source de revenu par exemple.

Mais avant de te lancer, tu dois d’abord maîtriser les bases. Une obligation, c’est quoi ? Combien ça rapporte ? Comment acheter tes premières obligations ? Dans cet article, je t’explique tout ce que tu dois savoir sur les obligations.

À retenir

  • Tu prêtes ton argent à un État ou une entreprise en achetant une obligation.
  • L’emprunteur te verse des intérêts, ce qui constitue une source de revenus réguliers.

  • Tu prends le risque que l’emprunteur ne te rembourse pas.

  • L’inflation réduit le pouvoir d’achat de la somme qu’on te rembourse.

  • Acheter des obligations en plus des actions réduit la volatilité de l’ensemble de tes placements.

  • Tu achètes un groupe diversifié d’obligations par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement.

  • Les obligations ont rapporté 140 fois moins d’argent que les actions au cours du siècle passé.

Une obligation, c’est quoi ?

Quand tu achètes une obligation, tu prêtes ton argent à un État ou une entreprise. En retour, l’emprunteur s’engage à te rembourser à une certaine date. Et le plus souvent, il te verse entre temps des intérêts.

Fonctionnement d'une obligation

Des État et des entreprises émettent des obligations en Bourse pour emprunter de l’argent aux investisseurs. C’est-à-dire que les investisseurs prêtent aux États et aux entreprises l’argent dont ils ont besoin.

La durée du prêt peut aller de quelques mois à plusieurs années. Tu prêtes ton argent pour une durée de 5, 10 et même 30 ans. Et certaines obligations n’ont pas de date de remboursement. On parle alors d’une obligation perpétuelle.

Comment fonctionne une obligation ?

Concrètement, tu peux acheter une obligation de l’État français à partir d’un euro. C’est ce qu’on appelle la valeur nominale de l’obligation. Ça veut dire que l’État découpe ses emprunts en tranches de un euro.

La valeur nominale est le prix que tu paies pour acheter une part de l’emprunt. Autrement dit, tu prêtes ton argent à partir d’un euro. Et les obligations de l’État français s’appellent des Obligations Assimilables du Trésor (AOT).

Prenons le cas où tu places 1 000 € dans des OAT. C’est-à-dire que tu prêtes 1 000 € à l’État. Et celui-ci s’engage à te rembourser dans 7 ans par exemple. C’est ce qu’on appelle la date de maturité ou l’échéance de l’obligation.

Entre temps, l’emprunteur te verse chaque année 1,50 % d’intérêts. On parle alors du coupon ou du taux de coupon de l’obligation. L’État fixe ce taux d’intérêt dès le départ quand il émet l’obligation. Et le taux reste le même pendant toute la durée du prêt.

Fonctionnement d'une obligation à taux fixe

L'emprunteur te verse régulièrement des intérêts et te rembourse à la fin du prêt

Ainsi, tu prêtes 1 000 € à l’État français en achetant ses obligations. L’État te verse tous les ans 15 € d’intérêts (1,5 % de 1 000 €). C’est-à-dire 105 € au total pendant toute la durée du prêt (15 € x 7 ans). Et il te rembourse tes 1 000 € au bout de 7 ans.

Une obligation représente donc une part d’un emprunt émis par un État ou une entreprise. Tu prêtes ton argent en achetant une obligation. Et tu sais à l’avance quel taux d’intérêt tu vas recevoir et à quelle date tu seras remboursé.

Pourquoi les États et les entreprises émettent des obligations ?

Ensuite, les États et les collectivités territoriales (communes, départements, régions) émettent régulièrement des obligations en Bourse pour financer leurs projets. On parle d’obligations souveraines ou encore de « govies ».

L’État français utilise alors ton argent pour entretenir les voies navigables, protéger la biodiversité ou rembourser ses emprunts. Et la Ville de Paris crée des espaces verts, construit des pistes cyclables et rénove des logements sociaux.

De leur côté, les entreprises émettent des obligations pour développer leurs activités. On parle alors d’obligations corporate.

Une entreprise utilise ton argent pour acheter une machine supplémentaire ou développer une technologie. Et elle émet de nouvelles obligations pour rembourser par avance ses obligations existantes si ça lui permet de payer moins d’intérêts.

Tu finances donc les projets des États et tu participes au développement des entreprises en achetant des obligations. Autrement dit, tu joues le rôle d’une banque.

Comment gagner de l’argent avec des obligations ?

Maintenant, tu prêtes ton argent à des États et des entreprises dans le but de t’enrichir. Et tu as deux manières de gagner de l’argent avec tes obligations.

Gagner de l’argent avec les intérêts

Tout d’abord, tu gagnes de l’argent à chaque fois que l’emprunteur te verse des intérêts.

Le plus souvent, l’emprunteur te verse régulièrement des intérêts pendant toute la durée du prêt. Ces intérêts, ou coupons, sont les revenus de tes obligations. C’est l’argent que tu gagnes avec tes obligations.

Et l’emprunteur fixe la date de versement des intérêts. En général, tu reçois des intérêts chaque année ou chaque semestre. L’État français par exemple te verse des intérêts une fois par an.

Plus rarement, certains emprunteurs remboursent l’argent prêté et te versent la totalité des intérêts en même temps. C’est-à-dire que tu reçois tous les intérêts à la fin du prêt. On parle alors d’un versement in fine ou au terme.

Ensuite, l’emprunteur peut te verser un taux d’intérêt fixe. Ça veut dire que tu reçois la même somme d’argent à intervalles réguliers. En plaçant 1 000 € dans des obligations avec un taux fixe de 3 % par exemple, tu recevras 30 € par an.

À l’inverse, l’emprunteur peut te verser un taux d’intérêt variable. Ça veut dire que le taux change en fonction de l’évolution d’un taux de référence. Cette référence peut être le taux que les banques paient pour se prêter de l’argent entre elles (Euribor).

Il peut également indexer le taux d’intérêt sur quelque chose comme l’inflation ou le prix de l’or. Une obligation indexée sur l’inflation te protège par exemple contre la baisse de ton pouvoir d’achat.

Enfin, l’emprunteur peut émettre des obligations zéro-coupon. C’est-à-dire des obligations qui ne versent pas d’intérêt. Tu gagnes alors de l’argent en achetant ces obligations au-dessous de leur prix de remboursement.

Gagner de l’argent à la revente des obligations

Ensuite, tu gagnes de l’argent si tu revends tes obligations plus cher que tu les as achetées. Et tu peux revendre tes obligation avant leur date de maturité. Tu gagnes alors la différence entre ton prix d’achat et ton prix de vente.

Si tu as acheté une obligation 800 € et que tu la revends 1 000 €, tu gagnes 200 €.

On dit que tu fais une plus-value. Cette plus-value est la différence entre le prix d’achat et le prix de vente de tes obligations. Et plus l’écart est grand, plus tu gagnes d’argent.

En résumé, tu gagnes de l’argent avec tes obligations :

  • À chaque fois que l’emprunteur te verse des intérêts ;
  • Et si tu revends tes obligations plus cher que tu les as achetées.

Mais alors combien tu aurais gagné en plaçant ton épargne dans des obligations ?

Combien rapportent les obligations ?

Pour faire simple, les obligations en Bourse ont rapporté en moyenne entre 4 et 6 % par an au cours du siècle passé. Bien sûr, certaines années tu aurais gagné beaucoup plus et d’autres beaucoup moins. C’est une moyenne à long terme.

Ça veut dire qu’en achetant des obligations d’États, plus tu aurais gardé tes obligations longtemps, plus tes obligations t’auraient rapporté entre 4 et 6 % par an en moyenne.

Concrètement, voici l’évolution de la valeur d’un groupe de plusieurs centaines d’obligations d’États de la zone euro pendant 18 ans. Tu aurais gagné en moyenne près de 2,40 % par an en plaçant ton épargne dans ce groupe d’obligations.

Évolution de l'indice MSCI Eurozone Government Bond calculé avec les intérêts réinvestis

Évolution de l'indice MSCI Eurozone Government Bond calculé avec les intérêts réinvestis

Ça veut dire que si tu avais placé 10 000 € dans ces obligations il y a 18 ans, tu aurais près de 15 300 € aujourd’hui. Autrement dit, tu aurais presque multiplié ton épargne par 1,5.

Après, les obligations d’entreprises te versent souvent des taux d’intérêt plus élevés que les obligations d’États. Le risque de ne pas être remboursé est plus grand si tu prêtes ton argent à une entreprise plutôt qu’à un État.

Les investisseurs demandent alors aux emprunteurs de leur verser des intérêts plus importants pour compenser ce risque. Ainsi, les obligations d’entreprises t’auraient rapporté plus d’argent que les obligations d’États.

Mais en plaçant ton épargne à long terme, les actions t’auraient presque toujours rapporté plus d’argent que les les obligations d’États ou d’entreprises.

Tu aurais obtenu 119 000 $ en plaçant 1 000 $ dans des obligations au cours du siècle passé. Et tu aurais eu 16 797 000 $ en investissant la même somme dans des actions. Tu aurais donc obtenu près de 140 fois plus d’argent achetant des actions plutôt que des obligations.

Alors pourquoi placer ton épargne dans des obligations ?

Pourquoi acheter des obligations ?

Les prix des actions en Bourse bougent fortement en peu de temps. C’est ce qu’on appelle la volatilité des prix. Et la volatilité des actions est plus grande que celle des obligations.

Prenons le cas où tu places 10 000 € dans des actions. Quelques semaines plus tard, les prix des actions chutent de 40 %. Ça veut dire que les 10 000 € que tu as placé valent désormais 6 000 €.

Maintenant, tu investis la moitié de ton épargne dans des actions et l’autre moitié dans des obligations. C’est-à-dire que tu places 5 000 € dans des actions et 5 000 € dans des obligations.

Les prix des actions chutent toujours de 40 %. Les 5 000 € que tu as placé valent désormais 3 000 €. Et au même moment, les prix des obligations baissent de 4 %. Les 5 000 € avec lesquels tu as acheté des obligations valent alors 4 800 €.

Ainsi, les 10 000 € que tu as placé à la fois dans des actions et des obligations valent à présent 7 800 €. Ça veut dire qu’en achetant des obligations, tes placements ont perdu moins de valeur que si tu avais investi toute ton épargne dans des actions.

La volatilité d'un portefeuille composé à 50 % d'actions et 50 % d'obligations est plus faible que celle d'un portefeuille composé à 100 % d'actions

Tes placements auraient perdu 40 % si tu avais acheté uniquement des actions. Et la valeur de tes placements baisse désormais de 22 % en investissant la moitié de ton épargne dans des obligations.

Tu réduis donc la volatilité de tes placements en achetant à la fois des actions et des obligations. Autrement dit, tu places ton épargne dans des obligations pour atténuer l’effet des mouvements de prix sur la valeur de tes placements.

Quels sont les risques liés aux obligations ?

Maintenant, tu peux potentiellement perdre l’argent avec lequel tu achètes des obligations. Et tu t’exposes à trois risques principaux quand tu places ton épargne dans des obligations d’États et d’entreprises.

Le risque de non remboursement

Tout d’abord, tu perds de l’argent si l’emprunteur ne te rembourse pas la somme que tu lui as prêtée. C’est ce qu’on appelle le risque de défaut de paiement ou encore le risque de crédit.

Près de 80 États n’ont pas été capables de rembourser leurs emprunts au cours des 40 dernières années. C’est le cas de la Grèce et du Liban par exemple. Et les entreprises peuvent rencontrer des difficultés à payer et même faire faillite.

Pour éclairer les investisseurs sur ce risque, des agences de notation évaluent la capacité d’un emprunteur à te rembourser. Les trois principales agences de notations sont Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch.

Ces agences analysent régulièrement la situation économique et financière d’un émetteur. Et elles attribuent une note de crédit à cet État ou cette entreprise. Cette note indique le niveau de risque de non remboursement.

Pour faire simple, plus la note est élevée, plus le risque que l’emprunteur ne te rembourse pas est faible. Et plus la note est basse plus le risque de non remboursement est important.

La catégorie « investment grade » (IG) rassemble les notes « AAA » et « AA » (meilleure et haute qualité) et « A » et « BBB » (qualité moyenne). Ces notes distinguent les États et les entreprises qui présentent un risque de non remboursement relativement faible.

À l’inverse, les notes « BB », « B », « C » et « D » appartiennent à la catégorie spéculative. On parle aussi de la catégorie des obligations « à haut rendement » ou « high yield » (HY). Ces notes alertent les investisseurs sur un risque élevé de non remboursement.

Des États comme la France et l’Allemagne et des entreprises comme LVMH et Sanofi appartiennent à la catégorie « investment grade ». À l’inverse, la catégorie « high yield » rassemble des États comme l’Afrique du Sud et le Bangladesh.

Plus la note est basse, plus le risque est important et plus le taux d'intérêt est élevé

Quel est le lien entre la note de crédit et le taux d’intérêt ?

Plus la note de crédit que reçoit l’émetteur est basse, plus les investisseurs estiment que le risque de non remboursement est élevé. Et plus l’émetteur à de mal à trouver des investisseurs pour lui prêter de l’argent.

Les emprunteurs avec une note basse compensent en offrant des taux d’intérêt plus importants que les emprunteurs avec une note élevée. Ces emprunteurs cherchent à attirer les investisseurs avec des taux plus intéressants.

Ainsi, plus le risque est élevé, plus le taux d’intérêt de l’obligation est important. Et à l’inverse, des emprunteurs comme l’État allemand offrent des taux d’intérêt bas puisqu’ils ont de bonnes chances de rembourser leurs emprunts.

De la même manière, les entreprises offrent souvent des taux d’intérêt plus élevés que les États. Les entreprises ont plus de chances de rencontrer des difficultés à rembourser que les États. Et les entreprises peuvent faire faillite et disparaître.

Le risque de perdre de l’argent à la revente

Pour continuer, tu perds de l’argent si tu revends tes obligations moins cher que tu les as achetées. Et tu prends ce risque uniquement dans le cas où tu revends tes obligations avant leur date de maturité. C’est le risque de taux d’intérêt.

Les prix des obligations à taux fixe changent entre le moment où tu les achètes et leur date de remboursement. Et ces changements dépendent de l’évolution des taux d’intérêt depuis la date d’achat.

Les États et les entreprises émettent régulièrement de nouvelles obligations en Bourse. Et les taux d’intérêt offerts par ces nouvelles obligations font monter ou baisser le prix de tes obligations à taux fixe.

D’une manière générale, quand les taux d’intérêt montent, les prix des obligations baissent. Et à l’inverse, les prix montent si les taux baissent. Autrement dit, les prix des obligations évoluent en sens inverse des taux d’intérêt.

Quand les taux montent, les prix des obligations à taux fixe baissent et inversement

Prenons le cas où tu places 1 000 € dans des Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Et l’État français te verse chaque année 1,5 % d’intérêts pendant 5 ans.

6 mois plus tard, l’État émet de nouvelles obligations en Bourse. Et ces nouvelles obligations versent désormais 3 % d’intérêts par an pendant 5 ans. Ça veut dire qu’un investisseur peut placer 1 000 € dans ces OAT et recevoir 3 % d’intérêts.

Si tu cherches à revendre tes obligations à ce moment là, aucun investisseur n’est prêt à payer 1 000 € pour des obligations qui rapportent 1,5 %. Car pour le même prix, les investisseur reçoivent à présent 3 % d’intérêts.

Ainsi, le prix de tes obligations à taux fixe baisse quand les taux d’intérêt montent. Tu peux donc perdre de l’argent si tu revends tes obligations quand les taux d’intérêt sont supérieurs à ce qu’ils étaient au moment de l’achat.

Le risque d’inflation

Maintenant, la somme d’argent que l’emprunteur te rembourse peut avoir moins de valeur que la somme que tu lui as prêtée. L’inflation réduit le pouvoir d’achat de cette somme. C’est le risque d’inflation.

L’inflation est la montée du niveau général des prix. Comme les prix augmentent avec le temps, tu as besoin de plus d’argent pour acheter la même quantité de choses demain. Autrement dit, ton argent perd chaque jour de sa valeur.

Prenons le cas ou l’inflation est de 2 % par an. C’est-à-dire que les prix augmentent chaque année de 2 %. Tu achètes des obligations avec 10 000 €. Et l’emprunteur s’engage à te rembourser dans 5 ans.

Les 10 000 € que l’emprunteur te rembourse au bout de 5 ans te permettent alors d’acheter la même quantité de choses que 9 060 € aujourd’hui. Ça veut dire que la somme que tu reçois à moins de valeur que la somme que tu as prêtée.

La prime de risque

D’une manière générale, les investisseurs exigent une prime de risque pour compenser le risque de défaut, le risque de taux d’intérêt et le risque d’inflation. Et les émetteurs intègrent cette prime de risque au taux d’intérêt des obligations.

La prime de risque varie selon la note de crédit de l’émetteur, la durée de l’emprunt et le taux d’inflation anticipé par les investisseurs. Autrement dit, plus les risques sont importants, plus la prime de risque doit être élevée.

Les obligations avec une échéance longue par exemple sont souvent plus risquées que les obligations avec une échéance écourte. Les obligations à long terme te versent donc des intérêts supérieurs aux obligations à court terme.

Alors comment te protéger concrètement contre les risques des obligations ?

Comment réduire les risques ?

La meilleure manière de réduire tes risques est de diversifier tes investissements. Voyons comment faire.

Comment diversifier tes placements ?

Tout d’abord, tu diversifies tes investissements en achetant des obligations de plusieurs émetteurs différents.

Tu risques de perdre de l’argent si tu achètes des obligations d’un seul émetteur et que celui-ci ne te rembourse pas. Tu peux alors potentiellement perdre tout l’argent avec lequel tu as acheté ces obligations.

Maintenant, tu réduis ce risque en achetant des obligations de 4 émetteurs différents par exemple. Si un emprunteur ne te rembourse pas, les 3 autres peuvent te rembourser. Tu réduis ainsi le risque de perdre tout l’argent que tu as prêté.

Ensuite, tu réduis à la fois le risque de taux et le risque d’inflation en plaçant ton épargne dans des obligations avec des dates de maturité différentes.

Tu réduis donc efficacement les risques en diversifiant tes placements.

Où placer ton épargne ?

Pour continuer, la façon la plus simple de diversifier ton épargne est d’acheter des parts d’un fonds d’investissement.

Une société de gestion met ton argent en commun avec celui d’autres investisseurs dans un fonds. Et elle utilise l’argent du fonds pour acheter des obligations de différents émetteurs. On parle alors d’un fonds obligataire.

C’est-à-dire qu’en achetant une seule part du fonds, tu places ton épargne dans un groupe d’obligations. Autrement dit, tu achètes des obligations par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement.

Les ETF obligataires

Ensuite, la meilleure manière d’investir ton argent dans un fonds est d’acheter des parts d’ETF.

Un ETF pour Exchange-Traded Fund est un fonds d’investissement qui regroupe des obligations de différents émetteurs. C’est-à-dire qu’en achetant une seule part d’ETF, tu places ton épargne dans des dizaines et même des centaines d’obligations différentes.

Autrement dit, tu achètes un groupe diversifié d’obligations avec un ETF.

ETF obligataire

Après, tu places ton épargne en pilote automatique quand tu achètes des parts d’ETF.

La société de gestion de l’ETF remplace progressivement les anciennes obligations par de nouvelles. C’est-à-dire que la société de gestion achète de nouvelles obligations au fur et à mesure que les emprunteurs remboursent les anciennes.

Et un ETF peut regrouper des obligations avec une date de maturité comprise entre 7 et 10 ans par exemple. La société de gestion vend alors les obligations dont la maturité passe au-dessous de 7 ans et en achète de nouvelles.

Ainsi, la société de gestion entretient le groupe d’obligations pour toi. Et un ETF obligataire a une durée de vie illimitée. C’est-à-dire sans échéance. Tu peux donc placer ton épargne à long terme dans un ETF obligataire.

Tu peux par exemple placer ton épargne dans des centaines d’obligations d’États « investment grade ». Et tu peux acheter des parts d’un fonds qui regroupe des obligations d’entreprises avec une date de maturité comprise entre 0 et 3 ans.

Les ETF obligataires à échéance fixe

Ensuite, tu peux acheter des parts d’un ETF à échéance fixe. On parle aussi d’ETF à maturité fixe.

Un ETF à échéance fixe regroupe des obligations qui ont des dates de maturité proches. C’est-à-dire des obligations qui arrivent toutes à maturité au cours de la même année par exemple.

Et le groupe d’obligations reste le même jusqu’à la date de maturité des obligations. La société de gestion place ton épargne dans des obligations d’États ou d’entreprises. Et elle conserve ces obligations jusqu’à l’échéance.

La société de gestion peut te verser régulièrement les intérêts. Et au cours de l’année d’échéance, elle te rembourse l’argent prêté. Une ETF à échéance fonctionne donc comme une obligation.

Les sociétés de gestion Amundi, BlackRock et Xtrackers commercialisent des ETF obligataires à échéance fixe.

L’avantage est que tu achètes un groupe diversifié d’obligations par l’intermédiaire de l’ETF. Et le prix d’une part d’ETF est souvent bien plus accessible que le prix d’une seule obligation. Tu peux acheter une part d’ETF à partir de quelques euros.

Après, tu peux acheter des parts d’ETF de la même manière que tu achètes des actions ou des obligations en Bourse. Ça veut dire que tu achètes et vends des parts d’ETF tout au long de la journée quand la Bourse est ouverte.

Alors comment investir ton épargne dans des obligations ?

Comment acheter des obligations ?

Maintenant, tu as deux manières de placer ton épargne dans des obligations :

  • Tu achètes toi-même des obligations en Bourse ;
  • Ou tu achètes un groupe d’obligations par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement.

Quel compte ouvrir ?

Tout d’abord, tu achètes toi-même des obligations en ouvrant un compte-titres.

Mais peu de particuliers achètent eux-mêmes des obligations en Bourse. Le prix d’une seule obligation est souvent élevé. La valeur nominale peut être de 1 000 €, 50 000 € et même 100 000 €.

Toutefois, tu peux facilement acheter des obligations de l’État français (AOT). La valeur nominale d’une OAT est de 1 €. Ça veut dire que tu peux prêter ton argent à l’État français à partir de 1 €.

Ensuite, la grande majorité des particuliers achètent des obligations par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement.

Tu peux acheter des parts de fonds obligataires avec un compte-titres et ton Plan d’Épargne en Actions (PEA).

Et tu peux placer ton épargne dans des obligations par l’intermédiaire d’un contrat d’assurance-vie. C’est-à-dire que tu confies ton argent à ton assureur pour placer ton épargne.

Ton assureur peut alors investir ton argent dans un fonds en euros. Ça veut dire qu’il utilise près de 80 % de l’argent que tu lui confies pour acheter des obligations. Et il place le reste dans des actions et dans l’immobilier.

Autrement dit, ton assureur place la plus grande partie de ton épargne dans des obligations quand tu verses de l’argent sur un fonds en euros.

Et tu peux acheter des parts de fonds obligataires avec une assurance-vie. Les assureurs utilisent le terme « d’unités de compte » pour parler des fonds.

Enfin, tu peux placer ton épargne dans des fonds avec un Plan d’Épargne Retraite (PER) et un Plan d’Épargne Entreprise (PEE).

Acheter des obligationsAcheter des parts de fonds
Compte-titresCompte-titres
PEA
Contrat d’assurance-vie
PER
PEE

Comment acheter des obligations en Bourse ?

Pour continuer, la manière la plus rapide et la moins coûteuse d’acheter des obligations et des parts d’ETF est d’utiliser un compte-titres. Et tu peux ouvrir un compte-titres chez un courtier en Bourse.

Tu commences par verser de l’argent sur ton compte. Puis tu demandes à ton courtier de t’acheter des obligations ou des parts d’ETF. On dit que tu lui passes un ordre de bourse.

Ordre de bourse pour acheter des parts d'ETF obligataire

Ordre de bourse pour acheter des parts d'ETF obligataire

Ton courtier chercher alors un vendeur prêt à te céder des obligations ou des parts d’ETF au prix que tu demandes. Et dès qu’il trouve un vendeur, il utilise l’argent disponible sur ton compte pour acheter ce que tu lui as demandé.

Acheter une obligation en Bourse

Ton courtier conserve alors tes obligations ou tes parts d’ETF sur ton compte-titres. Et il te facture au passage des frais de courtage pour acheter quelque chose en Bourse.

Clément Vincart
Ancien banquier, je gère aujourd’hui un portefeuille de plusieurs centaines de milliers d’euros en Bourse. Je vous aide à prendre en main vos finances et à placer votre épargne en toute autonomie.

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  • Je suis diplômé du Master of Science in Finance de l’EBS et du Diplôme Grande École de l’EDHEC.

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