Quit Like a Millionaire est un livre de Kristy Shen et Bryce Leung publié en 2019. Ce livre te guide à travers toutes les étapes pour devenir financièrement indépendant.

Quit Like a Millionaire

Kristy Shen et Bryce Leung sont deux figures reconnues du mouvement FIRE (Indépendance Financière et Retraite Anticipée) et les auteurs du blog millenial-revolution.com

Ensuite, le livre a reçu de nombreux avis très élogieux depuis sa sortie au Canada et aux États-Unis.

Kristy Shen a pris sa retraite à 31 ans avec un million de dollars de patrimoine et avec son salaire comme seule source de revenu.

Le livre te présente une formule reproductible pour atteindre ta propre indépendance financière. L’auteure te montre comment investir ton épargne de manière à générer de l’argent en continu et à récolter ce “revenu” sans jamais épuiser ton capital.

Tu vas apprendre :

  • Comment investir en bourse ;
  • Comment construire ton portefeuille ;
  • Comment choisir tes indices boursiers ;
  • Comment choisir tes fonds d’investissement ;
  • Comment réagir face à un krach boursier ;
  • Comment utiliser la Règle des 4 % ;
  • Comment te protéger de l’inflation ; et
  • Comment prendre ta retraite anticipée et vivre des revenus de ton portefeuille.

Après avoir lu le livre, tu auras les connaissances nécessaires pour reproduire le parcours du jeune couple et commencer ton propre voyage vers l’indépendance financière.

L’auteure propose par ailleurs une solution innovante avec le Coussin de Cash et le Bouclier de Rendement qui te permet de contourner le risque de te retrouver ruiné si tu prends ta retraite en pleine crise financière.

Le livre s’adresse en premier lieu aux lecteurs américains et canadiens. Toutefois, les conseils et stratégies du livre sont tout à fait réplicables dans la plupart des pays.

Quit Like a Millionaire est disponible uniquement en anglais. Rassure-toi, j’ai tout traduit en français.

Quit Like a Millionaire

Le résumé ci-dessous est un extrait de la première moitié du résumé complet du livre.

Clique ici pour lire le résumé complet. Tu pourras également cliquer sur les liens vers les sources citées par l’auteur dans le livre.

Les principales idées du livre :

Concernant ton état d’esprit

  • Avoir des origines pauvres peut te donner les compétences nécessaires pour t’enrichir : la créativité, la résilience, l’adaptabilité et la persévérance ;
  • Construis ton propre filet de sécurité pour ne pas dépendre de ton employeur ou de ton gouvernement ;
  • Les personnes qui réussissent s’attachent à trouver des solutions ;
  • L’argent a moins de valeur que ton temps. Demande toi : “Comment dois-je passer mon temps ?” ;
  • Si tu comprends comment fonctionne l’argent, ta vie devient incroyablement facile.

Concernant la gestion de ton argent

  • Choisis un diplôme qui te permettra de devenir indépendant le plus rapidement possible ;
  • Ne commence pas par suivre ta passion. Enrichis toi d’abord, suis ta passion ensuite ;
  • Evite les crédits à la consommation et rembourse les le plus vite possible en commençant par les crédits avec les taux d’intérêts les plus élevés ;
  • Crée un budget qui te convient personnellement et te rend heureux sans chercher à imiter un modèle ;
  • Utilise les avantages fiscaux mis à ta disposition par l’État.

Au sujet de l’indépendance financière

  • L’indépendance financière te donne la possibilité de concevoir la vie que tu veux ;
  • Toute personne qui gagne un salaire moyen peut prendre sa retraite en étant millionnaire ;
  • Tu es financièrement indépendant quand tu peux vivre avec 4 % des intérêts que produit ton capital chaque année ;
  • Tu peux devenir financièrement indépendant plus rapidement en cherchant à augmenter tes revenus ;
  • Tu peux devenir financièrement indépendant en utilisant l’arbitrage géographique.

Au sujet de la bourse

  • Les fonds indiciels obtiennent une performance supérieure à celle de 85 % des fonds gérés de manière active ;
  • La valeur d’un fonds indiciel ne peut pas tomber à zéro ;
  • Choisis un fonds avec les frais les plus faibles possibles ;
  • Plus ton portefeuille est composé d’une part importante d’actions, plus ton rendement sera élevé à long terme et plus la valeur de ton portefeuille sera volatile ;
  • Plus ton portefeuille est composé d’une part importante d’obligations, moins ton rendement sera élevé à long terme et moins la valeur de ton portefeuille sera volatile ;
  • Rééquilibre ton portefeuille ;
  • Ne vends jamais tes part de fonds lorsque les marchés financiers baissent ;
  • Utilise un Coussin de Cash et un Bouclier de Rendement pour prendre ta retraite anticipée sans risque de finir fauché.

1 – Le prix du sang

L’auteure Kristy Shen se remémore un souvenir d’enfance dans la Chine rurale où elle fouillait un tas de déchets médicaux. Elle n’avait pas d’argent pour s’offrir des jouets alors elle fouillait les ordures pour en fabriquer. Elle élabore ainsi une corde à sauter avec des élastiques.

Sa famille était très pauvre. Ses parents devaient choisir entre la nourriture, le chauffage et les médicaments, dans cet ordre. Les jouets n’avaient pas leur place dans ce contexte.

En 1987, le salaire moyen aux États-Unis était de $18,426.51 par an et par personne. En Chine il était de 1,459 CNY ou $327. Concrètement, il fallait une semaine de travail à un Américain pour s’acheter une Nintendo à $179 et une année de travail à un Chinois.

Sa famille localisée dans une région rurale gagne alors 600 CNY ou $161 par an. L’auteure pense que grandir dans cet environnement lui a permis de développer un état d’esprit de manque.

Qu’est ce que l’état d’esprit de manque ?

Lorsque vous n’avez pas assez de quelque chose, cela devient la chose la plus importante de votre vie. Tout le reste est secondaire.

Quand une personne meurt de faim, son cerveau ignore presque tout à l’exception de la nourriture. C’est l’état d’esprit de manque.

Mon état d’ esprit de manque

L’auteure raconte l’expérience de la famine vécue par son père entre 1958 et 1962 lors du Grand Bond en avant. Depuis, son père à une obsession pour la nourriture. Kristy réalise combien le manque change votre esprit.

Grandir dans la pauvreté a développé chez elle une obsession pour l’argent.

En 1988, son père immigre au Canada pour son doctorat avant d’être rejoint 2 ans plus tard par Kristy et sa mère. Son père l’emmène pour la première fois dans un magasin de jouets. Elle refuse un ours en peluche à $5 parce qu’elle calcule que cet argent pourrait nourrir ses cousins pendant plus d’une semaine en Chine.

L’autrice a donné la priorité à la sécurité financière par-dessus tout avec son état d’esprit de manque. C’est ce même état d’esprit selon elle qui l’a amené à appartenir aujourd’hui au 1 pourcent des personnes les plus fortunées du Canada.

Son état d’esprit de manque lui a appris trois leçons qui l’ont amené de devenir millionnaire :

  • l’argent est la chose la plus importante du monde ;
  • l’argent vaut la peine de tout lui sacrifier ;
  • l’argent vaut la peine de saigner pour lui.

2 – Sirop de pêche, boîtes en carton et une canette de coca

Kristy se souvient qu’elle s’est sentie riche pour la première fois le jour où son père lui a offert une canette de Coca. Elle ne savait pas à l’époque que presque tout le monde pouvait s’offrir du Coca. Elle conserve alors la canette précieusement et l’utilise comme gobelet et bigoudi.

Elle explique que l’état d’esprit de manque n’est pas choisi et s’impose à vous. Cet état d’esprit de manque vous aide à survivre lorsque vous manquez de ressources. Cet état d’esprit peut également être constructif.

En effet, l’état d’esprit de manque vous pousse par exemple à utiliser au mieux votre temps lorsque la date de remise d’un devoir approche. C’est la même chose avec l’argent. Lorsque vous avez plein d’argent, vous n’appréciez pas sa valeur car vous pensez qu’il y en aura toujours plus. Mais quand vous êtes pauvre, chaque centime est précieux.

L’argent était la chose la plus importante dans la vie de le jeune femme.

Le manque m’a rendue plus forte

Le manque a libéré la créativité de Kristy. La pauvreté lui a appris quatre compétences vitales qu’elle utilise encore aujourd’hui :

  • la créativité,
  • la résilience,
  • l’adaptabilité et
  • la persévérance.

Créativité

Enfant, elle fabrique sa propre maison de poupée en carton. Elle découvre ensuite la librairie où elle peut emprunter jusqu’à 15 livres à la fois et apprend progressivement l’anglais. Après avoir acquis une maîtrise suffisante de la langue, elle commence à écrire ses propres histoires.

Résilience

Les élèves se moquent des vêtements que porte Kristy et lui font remarquer que ses parents sont pauvres. Cette expérience lui a permis d’échapper à la fièvre consumériste. En effet, pendant que ses collègues gaspillent leurs revenus dans des voitures, des vêtements et des logements, elle se moque de ce que les autres pensent d’elle.

Adaptabilité

L’inconfort et les revers ne la dérangent pas. Elle loue une chambre en sous-sol à $300 par mois pendant ses études et travaille pour couvrir ses frais de scolarité. Cet inconfort passager lui permet d’obtenir son diplôme sans aucune dette.

Persévérance

L’auteure a eu beaucoup de mal à obtenir son diplôme d’ingénieur en génie informatique. Elle apprend plus lentement que les autres étudiants et fait de gros sacrifices pour réussir ses études.

Gaspillages invisibles

Grandir dans la pauvreté a permis à Kristy d’identifier les gaspillages invisibles. Enfant, elle buvait le sirop de pêche que sa mère récupérait au restaurant où elle travaillait. Elle explique que les ordures des autres étaient ses trésors.

Les États-Unis gaspillent chaque année près de soixante millions de tonnes de nourriture, soit un tiers de la nourriture produite. Par ailleurs, les Américains jettent onze millions de tonnes de vêtements chaque année.

Une partie, voire la plupart, de ce que vous achetez ne vous rend pas heureux. Certaines de vos dépenses sont purement et simplement du gaspillage.

Rendre les gaspillages visibles

Le manque est une contrainte puissante. L’autrice a appris à devenir plus créative et résiliente, à s’adapter et à persévérer pour construire la vie qu’elle a aujourd’hui.

3 – Soyez instruits ou mourez

Pour le père de Kristy, l’école était plus importante pour lui que sa propre vie. L’éducation lui a effectivement permis de se sortir de la tutelle d’un gouvernement totalitaire.

L’auteure considère que si vous souhaitez augmenter votre salaire et prolonger votre vie, l’éducation est souvent le meilleur pari. Elle pense que toutes les épreuves qu’elle a traversées pour obtenir son diplôme en valaient la peine.

4 – Ne suivez pas (encore) votre passion

Kristy a choisi le diplôme qui lui donnait la plus grande probabilité de trouver un emploi. Son diplôme devait l’aider à devenir indépendante le plus vite possible.

Pourquoi je n’ai pas suivi ma passion

L’auteure considère qu’il est dangereux de suivre le conseil de Steve Jobs : “Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur”.

Pour choisir son université, Kristy a comparé le coût de chaque diplôme avec les revenus espérés après leur obtention. Elle calcule combien chaque diplôme lui rapporterait chaque année en plus du salaire minimum.

Bien entendu, l’auteure aurait préféré écrire des histoires plutôt que d’apprendre à coder. Cependant, elle pense que l’un des plus gros mensonges qu’on nous vend est que suivre notre passion est la clé. Statistiquement, suivre sa passion mène au chômage ou au sous-emploi.

Par ailleurs, les passions évoluent avec le temps et ne mènent pas nécessairement à une carrière. Le travail est rarement amusant lorsque vous devez vous soucier de votre prochaine paye. Le travail est encore moins amusant lorsque vous êtes obligé d’être créatif dans le délai prévu parce que vous n’avez pas le choix.

Faire ce que vous aimez et espérer que l’argent suivra est risqué. L’auteure recommande de commencer par suivre la piste de l’argent et ensuite vous pourrez faire ce que vous aimez.

5 – Tu m’appartiens

Statistiquement, les chinois épargnent 38 % de leurs revenus contre 3,9 % pour les Américains et 2,8 % pour les Japonais.

Les origines chinoises de Kristy l’ont amené à éviter les dettes à tout prix.

Comment la dette agit contre vous

Einstein est censé avoir dit : “Les intérêts composés sont la huitième merveille du monde”. Au fur et à mesure que vous gagnez et épargnez, votre argent rapporte plus d’argent, et cet argent rapporte encore plus d’argent.

L’auteure introduit la Règle 72 de Luca Pacioli.

Si vous connaissez le rendement d’un investissement (par exemple, 6 % par an) et que vous divisez 72 par ce nombre (72 / 6 = 12), vous obtenez le nombre d’années qu’il faudra pour que votre argent double.

Ainsi, lorsque vous investissez 1 000 $ avec un rendement de 6 % par an, cela représente 2 000 $ dans 12 ans sans que vous investissiez un centime de plus.

Lorsque vous êtes un investisseur, la règle de 72 est votre amie. Cela aide votre argent à fructifier. Mais si vous avez des dettes, la règle de 72 est votre ennemie.

En effet, les cartes de crédit ont généralement des taux d’intérêts d’environ 20 %, donc si vous empruntez $1,000 pour acheter une télévision à écran plat, il ne faudra que 72 / 20 = 3,6 ans pour que votre dette double. Encore 3,6 ans et votre dette quadruple.

Votre futur vous contre votre vous actuel

Une autre raison pour laquelle la dette est si dangereuse c’est parce qu’elle déforme la valeur de l’argent.

Vous pouvez acheter une télévision tout de suite en vous endettant. Au final, vous allez payer cette télévision deux fois son prix mais c’est un problème pour votre futur vous.

En déconnectant l’argent et le temps, la dette fait pression sur votre futur vous.

Les dettes des Américains s’élèvent à 13 milliards de dollars et celles des Canadiens à 1,8 milliards. Quand la valeur des choses que nous achetons n’est plus liée au nombre d’heures que nous devons travailler pour les obtenir, il devient facile de dépenser.

Crédit à la consommation

Étant donné que les crédits à la consommation ont les taux d’intérêts les plus élevés, vous devez vous débarrasser de ces dettes en priorité.

Il est absolument inutile d’investir ou même d’économiser de l’argent si vous êtes endetté avec un taux d’intérêt de 10 à 20 %. Le remboursement doit être votre priorité financière numéro une.

Classez vos dettes par taux d’intérêts, des plus élevés aux moins élevés. Remboursez celles avec les taux d’intérêts les plus élevés en premier.

Prêt étudiant

Les prêts étudiants avec des taux d’intérêts de 4 à 8 % sont la deuxième catégorie dont vous devez vous débarrasser au plus vite.

Hypothèque

Les hypothèques avec des taux autour de 3 % sont la troisième catégorie dont vous devez vous débarrasser.

Les hypothèques sont garanties par votre bien immobilier. Pour cette raison, il peut être judicieux de ne pas rembourser une hypothèque et d’investir à la place, car même un portefeuille d’investissement conservateur peut vous rapporter environ 6 à 7 % en moyenne chaque année.

Si votre taux hypothécaire est inférieur à 4 %, payez le minimum et investissez le reste.

Si votre taux hypothécaire est supérieur à 4 %, remboursez l’hypothèque avant d’investir.

6 – Personne ne va venir vous sauver

Le jeune femme rapporte que l’échec n’était pas une option pour elle. C’est pourquoi elle a travaillé aussi dur au cours de ses études et durant sa carrière. Elle avait peur de devenir un fardeau pour ses parents.

État d’ esprit de manque versus état d’ esprit des droits

Lorsque vous êtes pauvre dans un pays en développement, il n’y a pas de filet de sécurité.

Au Canada, il existe des systèmes en place pour vous aider à retomber sur vos pieds. C’est une bonne chose, mais lorsqu’il se heurte à cet état d’esprit des droits (qui consiste à confondre ses privilèges avec ses droits), les gens peuvent devenir dépendants à cette aide, qui se présente souvent sous la forme de papa et maman.

Le monde ne vous doit rien. Vous ne devenez “spécial” qu’en développant des compétences recherchées, ce qui demande de la concentration, du courage et un travail de longue haleine. Des personnes peuvent vous aider en chemin, mais en fin de compte, vous devez vous sauver vous-mêmes.

Pourquoi vous devez vous sauver vous-même

Lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu, vous n’aurez pas toujours de soutien. Compte tenu de la baisse de la stabilité d’emploi et de la disparition des pensions, vous ne pouvez plus compter sur le gouvernement ou votre entreprise pour prendre soin de vous à la retraite.

Construisez votre propre filet de sécurité

Votre filet de sécurité doit pouvoir vous nourrir, vous habiller, et payer vos vacances occasionnelles à Aruba, le tout sans dépendre de votre employeur ou de votre gouvernement.

7 – Confessions d’une ancienne accro aux sacs à main

Kristy reconnaît ne pas avoir toujours bien géré son argent.

Avec son premier emploi, elle réalise que le sac à main est un symbole de richesse et de succès parmi les femmes occidentales. Kristy se met en tête qu’elle doit posséder un sac de luxe.

Le shopping est la manière la plus simple et la plus rapide d’avoir une dose de dopamine, l’hormone du plaisir. Le jeune femme achète cinq sacs en l’espace de quelques semaines.

Vous n’êtes pas votre passé

La différence entre les personnes qui réussissent et les autres est que les gens qui réussissent ne s’attardent pas à chercher à se justifier de la situation présente. Ils passent ce temps à trouver une solution. Ne vous souciez pas de savoir de quelle hauteur vous êtes tombé. Continuez de grimper.

Le passé n’a pas d’importance

Si vous avez choisi le mauvais diplôme, ou si vous n’avez pas obtenu de diplôme et que vous vivez d’un chèque de paye à l’autre, ce n’est pas la fin du monde. Il est temps de retrousser vos manches. La seule chose que vous pouvez contrôler est ce que vous faites maintenant.

8 – La dope sur la dopamine

L’achat du premier sac à main a procuré énormément de plaisir à Kristy. Le plaisir a diminué sac après sac jusqu’à ce que le cinquième ne lui procure presque rien.

Accusez votre cerveau

Le cerveau s’habitue à tout. Le niveau de plaisir décroît avec chaque nouvel achat parce que les attentes de votre cerveau augmentent à chaque fois.

L’auteure constate que cette effet de diminution du plaisir s’applique uniquement aux choses et pas aux expériences. Les voyages la rendent heureuse.

Ensuite, Kristy observe que plus les gens possèdent de choses, plus ils sont malheureux et stressés. À l’inverse, moins les gens possèdent de choses et plus ils dépensent pour des expériences comme les voyages ou l’apprentissage de nouvelles compétences, plus ils sont heureux et satisfaits.

Dépenser augmente votre bonheur quand cela apporte quelque chose de nouveau dans votre vie, que ce soit une possession ou une expérience. Cependant, ce bonheur est temporaire pour les possessions mais pas pour les expériences.

Tout le monde pense que faire un budget, c’est comme suivre un régime. Si vous dépensez moins, vous êtes moins heureux. Mais en réalité, certaines dépenses ne diminuent pas votre bonheur.

Le secret de la budgétisation n’est pas d’imiter un modèle mais de trouver le budget qui vous convient.

  • Éliminez les coûts qui ne vous rendent pas heureux (frais bancaires, abonnements que vous n’utilisez plus, etc.) ;
  • Éliminez les coûts qui font mal mais vous vous y habituerez (abonnement à la salle de sport, déjeuner au travail, dîner à l’extérieur, etc.) ;
  • Réduisez les objets onéreux que vous possédez et qui vous coûtent de l’argent (votre voiture, votre logement);
  • Ajoutez des folies (amusez-vous, vivez des expériences).

Comprenez votre cerveau, comprenez votre budget

Le processus de recherche de votre budget optimal est différent pour chacun de nous.

Au cours du processus, vous découvrirez le moyen le plus efficace de transformer des dollars en dopamine qui fonctionne pour vous et vous seul.

9 – Votre maison n’est pas un investissement

Dans la culture chinoise, une maison est le symbole ultime du statut social et la seule chose pour laquelle les chinois sont prêts à s’endetter.

Après avoir obtenu leurs diplômes, Kristy et son compagnon Bryce commencent à chercher une maison.

La terreur du marché de l’immobilier

L’auteure est marquée par son expérience du marché de l’immobilier. Elle a grandi en comptant les centimes et on lui demande de dépenser des centaines de milliers de dollars, d’un coup, sur la base d’une journée portes ouvertes de dix minutes.

Elle est surprise que tout le monde accepte les conditions insensées du marché immobilier. Ses amis et collègues n’achèteraient pas un téléphone sans une garantie d’un an et contractent volontiers un prêt sur 30 ans sans garantie que la maison ne va pas s’effondrer.

Elle assiste à la vente d’une maison délabrée dans son quartier pour $500,000. L’acheteur fait des rénovations superficielles dans le but de la rendre rapidement présentable et la revend quelques semaines plus tard pour $800,000.

Pour Kristy, non seulement l’immobilier est cher, mais c’est une arnaque.

Pourquoi l’immobilier est un mauvais investissement

Aux États-Unis, une famille reste en moyenne 9 ans dans une maison. La famille conserve l’essentiel de la valeur nette de la maison en partant du principe qu’une maison est un bon investissement qui prend toujours de la valeur.

Les données historiques montrent que le prix de l’immobilier augmente au même rythme que l’inflation. Pour son exemple, l’auteure utilise un taux plus élevé en faveur de l’immobilier et fait l’hypothèse que les prix augmentent en moyenne de 6 % par an. Ainsi, une maison achetée $500,000 atteindra $844,739 dans 9 ans soit un gain de $344,739.

Kristy explique qu’être propriétaire d’une maison coûte bien plus que le prix d’achat. Vous devez payer pour l’acheter, la vendre, la financer et l’évaluer, ainsi que pour l’assurer et l’entretenir chaque année.

Premièrement, vous devez payer en moyenne $1,250 pour l’acheter. Ensuite vous devez l’assurer pour un coût annuel moyen de 0,5 % soit $500,000 x 0,5 % x 9 = $22,500 en 9 ans. Vous devez également payer les taxes foncières en moyenne de 1 % par an soit $45,000 en 9 ans.

Pour continuer vous devez entretenir votre maison. Les agents immobiliers estiment qu’il faut entre 1 et 3 % de la valeur de votre maison pour l’entretenir chaque année. Vous payez donc $500,000 x 1 % x 9 = $45,000 en 9 ans.

A la fin de la neuvième année, la famille américaine veut vendre sa maison. Pour commencer vous devez payer l’agent immobilier. Les commissions sont en moyenne de 6 % sur le prix final du bien soit $844,739 x 0,06 = $50,684. Ensuite, vous devez payer les taxes de transfert de propriété en moyenne de 1,2 % soit $10,137. Enfin, vous devez payer les frais d’avocat de $1,000.

Au total, la famille paye $175,571 pour être propriétaire de sa maison. Le gain anticipé à la revente de $344,739 est amputé de 51 %.

Dans cet exemple, l’auteure fait l’hypothèse que la famille achète sa maison sans faire de prêt immobilier. Toutefois, dans la grande majorité des cas, les familles empruntent de l’argent à la banque.

En moyenne, une famille verse un acompte de 10 % pour l’achat d’une première maison et emprunte le reste de la somme à sa banque. Au bout de 9 ans, la famille a payé $162,033 d’intérêts à sa banque.

En ajoutant les intérêts d’emprunt, la famille a payé $175,571 + $162,033 = $337,604 pour être propriétaire de sa maison. Le gain anticipé à la revente est désormais amputé de 98 %.

L’auteure précise que ces calculs sont basés sur une vision optimiste de l’évolution du marché immobilier. Si les prix évoluent à un rythme inférieur à 6 % par an, vous perdez de l’argent. C’est la raison pour laquelle une famille qui fait de sa maison l’élément principal de son patrimoine s’enrichit peu ou pas.

Kristy conclut qu’une maison est un excellent investissement pour les agents immobiliers, le gouvernement, les compagnies d’assurance et les banques. En gros, pour tout le monde sauf le propriétaire.

Il s’agit ici du cas de figure où vous achetez votre résidence principale. L’immobilier peut toutefois être un bon investissement si vous achetez un bien pour le louer à quelqu’un.

La règle de 150

Faut-il acheter ou louer ? A quel moment devient-il préférable d’acheter plutôt que de louer ?

Un agent immobilier vous dirait que si le prix de vos mensualités est égale au prix de votre loyer, il faut acheter. Toutefois, cette recommandation ignore les frais supportés par le propriétaire.

Puisque les frais supportés par le propriétaire sont approximativement égaux aux versements hypothécaires et que les intérêts représentent 50 % de ces montants, vous devez multiplier vos versements hypothécaires mensuels par 150 %. Cela vous donne le coût mensuel de votre maison une fois que vous prenez en compte tous les frais.

Ainsi, si la Règle de 150 est supérieure à votre loyer, il est préférable de louer. Si elle est inférieure, il est préférable d’acheter.

Qu’est ce que les riches font avec leur argent ?

L’auteure étudie de nombreux livres pour apprendre comment les riches investissent leur argent. Elle découvre un cheminement qu’elle peut reproduire.

Kristy apprend une première leçon dans Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki : “Les gens pauvres achètent des trucs. La classe moyenne achète des maisons. Les riches investissent.”

10 – Les vrais braqueurs de banques

Le jeune femme constate que les vrais voleurs travaillent pour la banque.

Le pouvoir de plus

Kristy rapporte sa rencontre avec un banquier. Elle est surprise de devoir confier son argent à un gestionnaire de fonds qu’elle n’a pas et ne peut pas rencontrer, qui utilise un algorithme pour choisir des actions et que le fonctionnement de cet algorithme ne lui sera jamais expliqué.

Le banquier lui répond que la plupart des gens n’ont pas de problème avec ça.

L’auteure a pour habitude de vérifier et de vérifier encore ses chiffres avant de prendre une décision d’investissement. Elle réalise que le banquier voulait lui vendre le fonds avec le niveau de frais le plus élevé et qu’il s’agissait d’un fonds de fonds, c’est-à-dire qu’un fonds composé de parts d’autres fonds.

Les défavorisés et la classe moyenne sont obsédés par l’idée d’ajouter quelque chose à leur richesse comme obtenir un diplôme ou un emploi mieux payé. Les riches sont obsédés par l’idée de faire grandir leur richesse. Les pauvres comptent en dollars et les riches en pourcentage.

Un fonds d’investissement prélève des frais courants de 1,7 % par an, c’est-à-dire que la société de gestion du fonds prélève 1,7 % de la valeur de votre investissement pour choisir quelles actions ou quelles obligations les gestionnaires achètent avec votre argent.

Pour un particulier, 1,7 % ne représentent pas grand-chose et c’est exactement la réaction que la banque espère de votre part. L’auteure prend l’exemple d’un fonds avec $700,000,000 d’actifs sous gestion. Pour la société de gestion, ces 1,7 % représentent 12 millions de dollars de revenus chaque année. Et chacun de ces 12 millions est donné par quelqu’un qui se dit : “Eh, qui se soucie de 1,7 % ?”.

Pour continuer, l’auteure découvre comment investir dans les fonds indiciels en lisant The Simple Path to Wealth de JL Collins. L’investissement dans des fonds indiciels ne cherche pas à savoir quelle société va croître ou disparaître et parie plutôt sur la croissance totale du marché boursier.

Puisque le fonds indiciel détient des actions de toutes les sociétés cotées en bourse, la valeur du fonds ne peut pas tomber à zéro. En effet, des sociétés peuvent faire faillite et disparaître, mais à moins que toutes les entreprises fassent faillite en même temps, la valeur du fonds n’atteint jamais zéro.

Un fonds indiciel dispose également d’un élégant baromètre intégré dans la mesure où il détient des actions pondérées par la capitalisation boursière. En d’autres termes, si une société vaut plus, l’indice détient plus d’actions de cette société, et vice versa.

Cela signifie que lorsqu’une société lance un nouveau smartphone et que le cours de son action monte en flèche, le fonds indiciel achètera automatiquement plus d’actions. Et lorsqu’une autre société s’en mêle et que le cours de son action s’effondre, le fonds se débarrasse des actions.

JL Collins a brillamment décrit cela comme un mécanisme d’auto-nettoyage, et c’est exactement ce que c’est. Posséder des parts d’un fonds indiciel signifie que vous ne possédez que les actions des sociétés les plus grandes et les plus saines et vous assure de vous débarrasser des actions de mauvaises sociétés avant qu’elles n’atteignent zéro.

Aux États-Unis, les sociétés de gestion prélèvent des frais courants autour de 1 % par an pour des fonds gérés activement, c’est-à-dire des fonds où des gestionnaires décident dans quelles actions et quelles obligations investir votre argent. Au Canada, ces frais sont en moyenne de 2 % par an.

Puisque les fonds indiciels sont composés des mêmes actions que celles qui composent un indice boursier, vous n’avez pas besoin de payer de gestionnaire. Personne ne décide où investir votre argent. La société de gestion se contente de reproduire la composition de l’indice. Ainsi les frais d’un fonds indiciel peuvent atteindre 0,04 % par an. C’est 25 fois moins qu’un fonds géré activement.

Les sociétés de gestion ne vous facturent pas les frais courants. Chaque mois, elles prélèvent subtilement les frais sur la performance de votre fonds. De cette manière, vous ne recevez jamais de facture et vous ne voyez jamais ces frais dans un relevé. Ils sont déduits de votre performance.

L’intention est de retirer discrètement de petites quantités de votre poche chaque mois et d’espérer que vous ne le remarquerez pas. En réalité, vous ne pouvez même pas voir les frais à moins de comparer un fonds géré activement avec un fonds indiciel.

Le plus exaspérant est que les résultats des sociétés de gestion ne sont pas bons. Ce n’est pas parce que vous vous payez un gestionnaire de fonds qu’il vous rapportera de l’argent. Les frais sont prélevés, que la performance du fonds soit positive ou négative. Autrement dit, qu’ils fassent du bon travail ou non, vous les payez dans tous les cas.

Seuls 15 % des gestionnaires de fonds réussissent à obtenir une performance supérieure à leur indice de référence au cours d’une année. Présenté autrement, les fonds indiciels font mieux que 85 % des gestionnaires de fonds.

11 – Comment survivre à un krach boursier

Le jeune femme comprend qu’investir dans des fonds indiciels est la bonne voie pour elle mais elle ne sait pas comment choisir les fonds qui lui conviendront ni comment construire son portefeuille.

Premièrement il s’agit pour elle de choisir les bonnes briques puis dans un deuxième temps d’utiliser ces briques pour construire une maison.

Kristy et Bryce découvrent alors les travaux du prix Nobel d’économie Harry Markowitz au sujet de la théorie moderne du portefeuille.

Qu’est ce que la théorie moderne du portefeuille ?

Selon la théorie moderne du portefeuille, les actifs se résument à deux mesures : le rendement attendu et la volatilité. Les actifs peuvent être des actions ou des obligations.

Le rendement attendu, mesuré en pourcentage, est le rendement annualisé attendu d’un actif. La volatilité, mesurée comme un écart-type, est l’évolution du prix dudit actif au jour le jour. Plus l’écart-type est élevé, plus l’actif est volatil. C’est-à-dire que le prix de l’actif évolue fortement sur des courtes périodes de temps.

Ensuite, chaque actif peut être noté en termes de rendement et de volatilité attendus, et vous pouvez ainsi contrôler le degré de volatilité que vous êtes prêt à accepter en ajustant les pourcentages que vous allouez à chaque classe d’actifs.

Une allocation en actions plus élevée se traduira par des gains à long terme plus élevés, mais un parcours plus accidenté. Une allocation obligataire plus élevée se traduira par des gains à long terme plus faibles, mais un parcours plus doux.

Comment créer un portefeuille

L’auteure explique qu’investir dans des parts de fonds indiciel lui permet d’investir en bourse de manière sécurisée et d’échapper aux frais de gestion qui ferait baisser la performance de ses placements à long terme.

La théorie moderne du portefeuille a permis à Kristy et Bryce de créer le portefeuille qui a fonctionné pour eux.

Étape 1 : choisissez un pourcentage d’actions

Le jeune couple décide premièrement quelle part d’actions par rapport aux obligations ils veulent détenir sachant qu’un pourcentage plus élevé d’actions va leur donner des rendements à long terme plus élevés en contrepartie d’un parcours plus accidenté.

Ils décident de créer un portefeuille composé à 60 % d’actions et à 40 % d’obligations.

Étape 2 : choisissez les indices à suivre

Les investisseurs ont tendance à investir de manière trop importante dans les sociétés de leur propre pays.

Le couple souhaite investir une partie de ses économies dans des sociétés canadiennes. Par ailleurs, ils savent que les sociétés américaines représentent près de la moitié de la capitalisation boursière mondiale. Les sociétés américaines sont donc incontournables.

Par ailleurs, l’indice MSCI EAFE regroupe les sociétés de pays développés à l’exception du continent nord-américain.

Le couple adopte le portefeuille d’actions suivant :

  • 34 % Canada
  • 33 % États-Unis
  • 33 % EAFE

Étape 3 : choisissez vos fonds d’investissement

Une fois que vous avez décidé des indices à suivre et de la pondération, il est temps de choisir vos fonds.

Kristy met en avant les avantages de ETFs (Exchange Traded Funds). Il s’agit de fonds d’investissement qui, comme les fonds indiciels, reproduisent la performance d’un indice boursier et dont les parts s’achètent et se vendent comme des actions sur les marchés financiers :

  1. Les ETFs ont des frais d’acquisition plus faibles que les fonds indiciels ;
  2. Tout le monde peut acheter des parts d’ETFs en passant par l’intermédiaire d’un courtier en ligne.

Comment choisir votre ETF ? L’auteure vous invite à identifier l’indice boursier que vous souhaitez suivre et à acheter des parts de l’ETF qui a les frais les plus faibles.

Mon premier portefeuille

Le jeune couple décide d’adopter ce premier portefeuille pour commencer à investir en bourse :

  • 20 % Canada (actions)
  • 20 % États-Unis (actions)
  • 20 % EAFE (actions)
  • 40 % Obligations

Ils utilisent leur épargne de $100,000 pour investir $60,000 dans des actions et $40,000 dans des obligations. Leur portefeuille est composé à 60 % d’actions et 40 % d’obligations.

Dans les semaines qui suivent, ils investissent tout ce qu’ils peuvent épargner et leur portefeuille s’accroît.

La grande crise financière

En septembre 2008, les marchés financiers s’effondrent et la valeur du portefeuille du couple baisse de 20 % en une journée. Kristy est prise de panique.

Le couple reprend alors ses recherches pour trouver une solution et adopter le bon comportement face à la crise financière.

Étape 4 : rééquilibrez

La théorie moderne du portefeuille indique qu’après avoir choisi votre allocation d’actifs (la répartition entre actions et obligations), vous devez surveiller la façon dont vos avoirs évoluent au fil du temps, et s’ils commencent à trop s’écarter de vos objectifs d’allocation, vous devez rééquilibrer.

Lors de l’effondrement du cours des actions en septembre 2008, le portefeuille de Kristy et Bryce se trouve déséquilibré. En effet, la chute de la valeur des actions mène leur portefeuille a être composé à 50 % d’actions et 50 % d’obligations. Le rééquilibrage consiste dans ce cas à vendre des obligations pour acheter des actions jusqu’à rééquilibrer le portefeuille avec 60 % d’actions et 40 % d’obligations.

Bien que ce simple acte de rééquilibrage puisse ne pas sembler si important, il vous permet d’agir de manière intelligente. Tout d’abord, cela vous évite de perdre définitivement votre argent en vendant vos actifs sous le coup de la panique. Ensuite, les marchés boursiers peuvent monter ou descendre d’un jour à l’autre, mais avec le temps, l’indice monte toujours.

Le rééquilibrage vous autorise à vendre un actif uniquement lorsque l’allocation de cet actif est supérieure à l’objectif. En d’autres termes, vous ne pouvez vendre que des choses qui ont augmenté. Vous ne pouvez pas vendre des choses qui ont baissé.

Le couple continue d’investir alors que les marchés s’effondrent. En mars 2009, les marchés atteignent leur point le plus bas et commencent à rebondir. Les actions ont alors perdu près de 50 % de leur valeur depuis septembre 2008 mais comme le portefeuille de Kristy et Bryce n’est composé que de 60 % d’actions, la valeur de leur portefeuille n’a baissé que de 25 %.

La chute des cours des actions a permis au couple d’acheter un plus grand nombre de parts de fonds avec la même épargne. Leur portefeuille retrouve sa valeur seulement deux ans après le début de la crise.

Comment aller plus loin

Merci beaucoup d’avoir lu l’extrait de la première moitié du résumé complet du livre.

Clique ici pour lire le résumé complet.

Pour compléter l’étude du livre, je t’invite à lire :

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